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20 déc. 2013

Esclave pendant 12 ans

Titre original « 12 years a slave», un film de Steve Mc Queen.
Avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Lupita Nyong'o, Benedict Cumberbatch, Paul Dano, Brad Pitt.

Nous sommes en 1841. Solomon Northup (Chiwetel Ejiofor), un violoniste afro-américain de Saratoga, vit paisiblement avec sa famille. Alors qu'il se fait engager par des artistes ambulants pour jouer du violon dans un spectacle de passage en ville, il se réveille enchaîné et dépouillé de tout bien dans une cave de Washington du jour au lendemain, avant de se faire déporter dans le sud des États-Unis où il est vendu comme esclave.

Credit photo: Fox Searchlight Pictures

Ses revendications d’homme libre ne lui apportant que des représailles, il se résout finalement à taire sa véritable identité et à accepter son statut d'esclave pour éviter l'exécution. Pendant 12 ans, il travaillera sur plusieurs grandes propriétés dans des champs de coton et de cannes à sucre pour des maîtres avides et sans cœur.

 
Credit photo: Fox Searchlight Pictures

Durant ces nombreuses années, Solomon essaiera à plusieurs reprises de faire passer des lettres à sa famille qui ignore tout de sa situation. Il essuiera plusieurs échecs et sera victime de trahisons. Puis, l'homme libre devenu esclave croisera la route d'un menuisier (Brad Pitt) originaire du nord du continent au regard assurément plus critique vis-à-vis de l’esclavage qui sévit dans le sud du pays. Ce dernier l’aidera à se libérer.

Esclave pendant 12 ans est un film surprenant qui questionne le spectateur sur plusieurs points. Quel espoir nourrit une personne née esclave et destinée à le rester toute sa vie? Quel espoir entretient un homme né libre et réduit en esclavage? Comment font-ils face à leur servitude? Les pleurs, la colère, la mort, la folie et l’abandon... Autant de réactions pour tenter d’amadouer la colère du maître et de préserver sa vie.

 Credit photo: Jaap Buitendijk

Nous sommes au milieu du XIXe siècle et les protagonistes ignorent que la guerre de Sécession approche à grands pas. Pour eux, c’est une situation sans fin. La musique semble être la seule et véritable échappatoire à leur souffrance morale et physique, le seul moyen d’oublier et de mettre de côté, l’espace d’un instant, leur statut. La BO de Hans Zimmer magnifie l'atmosphère du film avec le violon et des voix bouleversantes du gospel et du blues qui nous transportent.


 Credit photo: Photo by Jaap Buitendijk

C’est un film authentique, brillant et esthétique. Un vaccin de rappel contre la rage et la méchanceté dont l'espèce humaine a fait preuve au cours de l'Histoire, encore toute récente. Dans son rôle d'Afro-Américain né libre, mais déporté dans le Sud, Chiwetel Ejiofor (End Game, Salt, Quatres Frères) se montre exceptionnel.


Credit photo: Fox Searchlight Pictures

Michael Fassbender (Inglourious Basterds, X-Men : Le Commencement, Shame), quant à lui, est délicieusement haïssable. On ne peut que saluer le casting! Seul bémol, quelques petites longueurs et un manque de repères temporels, car les spectateurs comptent péniblement les 12 années qui ne passent qu’à travers le fil des saisons.




Pour aller voir le film au cinéma cette semaine c'est ici.


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AURORE DIJOUX - RÉDACTRICE
Aurore est une jeune Réunionnaise installée à Montréal depuis deux ans. Accro au thé et Ukulélé girl, elle aime partager ses coups de cœur, découvrir de nouveaux restaurants branchés et écrire des critiques ciné@Aurore_Dijoux Ses billets


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