#CARNETREUNIONNAISE

Photos : John Hall

Hier soir, nous célébrions le mariage de Léonce et Léna au Théâtre Maisonneuve. Tout était parfait dans ce spectacle qui ouvre la saison 2014-2015 des Grands Ballets Canadiens de Montréal et qui sera joué jusqu’au 27 septembre. L’histoire, le décor, la mise en scène, les chorégraphies… j’ai envie de tout vous dévoiler sur ce ballet chorégraphié par Christian Spuck, le directeur du Ballet de Zürich. 
« Comédie & Ironie, Sens & Non-sens, Politique & Passion, Réalité & Fantasme, Désir & Devoir, Danse & Théâtre, Léonce & Léna » - Les Grands Ballets Canadiens de Montréal. 
Léonce, prince du royaume de Popo et Léna, princesse du royaume de Pipi, subissent des pressions hiérarchiques pour se marier. Les deux protagonistes s’ennuient dans leurs royaumes respectifs jusqu’au jour où ils se croisent aux alentours d’une auberge


Au bout de ses pointes, il y a de vrais bouts-en-train. Danseurs, acteurs, comiques, la confusion des genres artistiques n'étaient pas un problème pour eux. À aucun moment je n'ai décroché mes yeux de la scène

Si quelqu'un m'avait observé pendant le ballet, il m'aurait pris pour une folle à sourire bêtement pendant près d'une heure. Je ne m’attendais franchement pas à quelque chose d’aussi joyeux, drôle (la dame derrière nous rigolait à gorge déployée) et « actuel »

À la sortie du spectacle, la foule avait l’air heureuse. Mon amie et moi entonnions joyeusement les airs que nous venions d’entendre. Les deux actes sont passés en un éclair et je regrettais presque que la ballet ne dure pas une heure et demie de plus.

Émilie Durville et Vanesa GR Montoya - Photos : John Hall
En tant que novice dans le domaine, j’ai  probablement l’esprit trop calqué sur l’opéra. Je m’attendais à ce que les danseurs se meuvent sur la musique du même compositeur toute la soirée alors que les compositions de Delibes, Strauss, Zimmermann, Schnittke et Porter se sont succédées sans la moindre anicroche.

Chers parents, à mi-chemin entre le théâtre de marionnettes et la commedia dell'art, ce ballet plaira aussi à vous enfants. Ils riront aussi forts que vous lors de ce ballet qui dure 1 h 40 avec entracte. C’est certain! 

Longue vie à Léonce et Léna et bravo à toute cette belle équipe pour les costumes, le maquillage, la danse et la musique.

À partir de 52 $ le billet

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RÉDACTRICE EN CHEF
Mathilde est branchée culture, mode et lifestyle, intéressée par la question de la diversité, accro aux réseaux sociaux et à l’affût des activités gratuites, elle aime découvrir Montréal à travers ses yeux de Réunionnaise expatriée.


Parmi 98.000 photographies professionnelles provenant de 130 pays différents, 150 ont été sélectionnés et primés dans diverses catégories lors de la désormais célèbre compétition World Press Photo. Cette année encore, la fondation propose l’exposition de ces meilleurs clichés jusqu'au 28 septembre 2014 au Marché Bonsecours à Montréal. 

On est mercredi. Il est 19 h. Les portes entrouvertes du marché Bonsecours laissent apparaitre quelques âmes qui déambulent dans la salle d’exposition. Avec hâte, je m’acquitte de mon droit d’entrée pour tomber aussitôt nez-à-nez avec un premier cliché. 

John Stanmeyer, États-Unis, VII pour National Geographic, World Press Photo de l’Année 2013 
Pris au cœur de la nuit, celui-ci représente des hommes levant leur téléphone portable en direction de la lune. Je décide de mettre au point une méthode : observer la photographie et y scruter les détails pour en deviner le sens, puis confirmer mon interprétation en lisant les informations apportées par le photographe

Première claque. Sans vouloir vous donner l’explication exacte de cette image et ainsi gâcher votre surprise, sachez seulement que ma première interprétation rendait malheureusement bien plus compte de la course à la popularité adulée par notre société matérialisme plutôt que de la détresse humaine que retranscrit ce cliché. 

De l'actualité de nouveau à la Une

Entre autres, on y « admire » une explosion de roquette en Syrie, l'attaque du centre commercial Westgate au Kenya ou encore, les dégâts du typhon Tolosa aux Philippines. Les photographies témoignent des nombreux évènements qui ont fait la une des médias du monde entier, avant d’être rapidement oubliés aux profits de nouveaux scandales encore plus spectaculaires ou plus « divertissants ».

Taslima Akhter, Bangladesh, 3e Prix Spots d'information Photos isolées 
Qui se soucie encore de l’effondrement de l’usine textile du Rana Plaza au Bangladesh, par exemple? La majorité de l’opinion publique a oublié que cette course aux profits financiers au détriment des conditions de vies a fait 127 morts et plus de 2 500 blessés. Certaines entreprises ont contribué à un fond d‘indemnisation des victimes et puis le débat fût clos. Le but de cette exposition est de les remettre sur la table. 

Une exposition tantôt esthétique, tantôt dénonciatrice 

Mon voyage suit son cours, j’apprends, je me souviens, je découvre. Certaines images purement esthétiques détonnent du reste de l’exposition mais permettent de ponctuer la visite de moments de légèreté comme la retranscription de vies d’enfants dans la campagne américaine. Les images sont belles et la plupart sont puissantes mais d’un point de vue pratique, l’éclairage n’est pas valorisant et les reflets empêchent parfois le visiteur de saisir tout l’impact d’un cliché. 

À l’étage, je découvre avec plaisir l’exposition « Regards » d’OXFAM-QUEBEC. L’organisation présente son travail en Haïti ainsi que le reportage photographique de William Daniels sur les résultats d’une mission de soutien menée au Bénin. 

Franck Abouta, coiffeur pour hommes, dans son salon à Cotonou, Benin. William Daniels/Oxfam Québec
Ce témoignage, fraichement édité puisque réalisé en août 2014, offre au visiteur une nouvelle piste de réflexion sur les conditions de vies de ces jeunes en territoire défavorisé qui réussissent à monter un commerce pour espérer cesser de survivre et commencer à vivre. Des milliers de kilomètres séparent nos vies et pourtant leurs sourires me transmettent leur joie de vivre

Et puis, je suis dérangée. À seulement quelques pas de cet espace dédié au combat contre la pauvreté et à l’amélioration des conductions de vies, des centaines de photos de clubbeurs exposées par NIGHTLIFE.CA prônent la festivité nocturne et l’étalement de richesse qui y est associés.

S’en est presque indécent. Bien qu’adepte de cette référence urbaine, la présence de ces deux organismes sur le même niveau, sans transition aucune, me gêne. Selon moi, cette démonstration de popularité n’a pas lieu d’être ici.

Il est 20 h 30, la salle est pleine. Depuis le balcon du premier étage, j’observe tous ces gens qui ont eu la même idée que moi ce soir. J’aime cette idée d’avoir été quelque part en symbiose avec eux. En les observant, j’en vois qui s’interrogent, d’autres qui s’étonnent et d’autres encore qui débattent. 

Chacun ressortira de l’événement World Press Photo 2014 avec le net souvenir de certains clichés et c’est tout de le but de la démarche : faire perdurer l’information par l’exposition de photographies de la réalité du monde prise sur le vif. 

jusqu’au 28 septembre 2014 
Tous les jours de 19 h à 22 h et nocturnes les jeudi, 
vendredi et samedi jusqu’à minuit 
Marché Bonsecours, 325, Rue de la Commune Est 
12$ - 10$ pour les étudiants de moins de 25 ans
Gratuit pour les moins de 12 ans

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FLORA BIDAUD - RÉDACTRICE
Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veux tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.
Savez-vous que ELLE gourmet fait des sacs à lunch et à pique-nique? Non? Moi non plus. J’ai découvert leurs sacs à lunch dans le cadre d’un pique-nique à la parisienne sur la terrasse du Hilton Bonaventure et depuis je n'arrive plus à me séparer de celui que j'ai eu en cadeau. Je l'adore.

Mon sac ELLE gourmet, mon favori de tout l'été 2014! Crédit photo : Mathilde Mercier.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Elle gourmet au Hilton Bonaventure.
Quelques sacs à lunchs ELLE Gourmet. Crédit photo : Mathilde Mercier.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Elle gourmet au Hilton Bonaventure
Pratiques et beaux

Les sacs d’ELLE gourmet sont plus classes que les grosses glacières en dur (pour la même efficacité) et plus originaux que les sacs isothermes de couleurs unies que l’on peut trouver sur le marché. 

Le format géant est pratique pour pique-niquer ou tout simplement pour transporter les produits frais au chalet ou comme sac de courses isothermes! Le plus petit format est utilise pour les lunchs de la semaine par exemple.

Testé et approuvé

J'ai étrenné le mien durant la saison des pique-niques. Je me paradais avec mon sac rayé noir et blanc dans tous les parcs de Montréal. (AH! AH!) J'ai aussi eu l’occasion de tester sa solidité et sa capacité de conservation à la plage.

Je n’ai aussi aucun scrupule à le prendre comme sac de courses pour les produits froids lorsque je vais au Marché Jean-Talon. En plus, il y a une pochette extérieure qui me permet de garder mon cellulaire, mon portefeuille et mes clés de maison à portée de mains sans avoir à transporter un sac à mains. 


Pour les interessé(e)s, ils sont disponibles chez Renaud Bray et Bentley.

Set up du pique-nique à la parisienne sur la terrasse du Hilton. Crédit photo : Mathilde Mercier.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Elle gourmet au Hilton Bonaventure.
On ne se croirait vraiment pas sur une terrasse d'hôtel! Crédit photo : Mathilde Mercier.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Elle gourmet au Hilton Bonaventure.
"Ohhh, j'en rêve encore, encore, encore"  avec la voix de Gérarld Depalmas. Crédit photo : Mathilde Mercier.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Elle gourmet au Hilton Bonaventure.
Mon portrait réalisé par le sketch booth. C'est ressemblant? Crédit photo : Mathilde Mercier.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Elle gourmet au Hilton Bonaventure.

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RÉDACTRICE EN CHEF
Mathilde est branchée culture, mode et lifestyle, intéressée par la question de la diversité, accro aux réseaux sociaux et à l’affût des activités gratuites, elle aime découvrir Montréal à travers ses yeux de Réunionnaise expatriée.
Septembre est arrivé et tout le monde n'a qu'un seul mot sur les lèvres : « rentrée ». Mais elle n'est pas que scolaire. C'est aussi le retour des séries télévisées ! Cet automne, les chaînes télévisées américaines nous ont réservé de nouveaux bijoux.

How to get away with murder, LA série tant attendue 

Cet automne s’annonce particulièrement excitant grâce à Shonda Rhimes. La créatrice de Grey’s Anatomy, Private Practice et Scandal revient avec une autre série en béton : How to get away with murder

Une professeure de droit spécialisée en criminologie, incarnée par la grande Viola Danis (La Couleur des Sentiments), met ses étudiants en compétition en leur offrant la chance de rejoindre son équipe d’avocats de choc. Ses ambitieux étudiants sont prêts à tout pour remporter une place au sein de sa célèbre et puissante firme, même à s’impliquer dans un meurtre. 

Les étudiants, tout comme la professeure, n’hésitent pas à dépasser les limites pour arriver à leurs fins, et cette morale douteuse n’est pas sans rappeler Scandal qui nous en a fait voir des vertes et des pas mûres sur la haute société politique.

Soyez prêts car cette série a tout pour nous mener à la baguette cette année : dialogues intéressants, personnages intrigants et rebondissements saisissants. On s’attend à des intrigues à gogo avec cette nouvelle série centrée sur un personnage principal féminin de caractère. Une réelle bouffée d’air frais dans le monde du petit écran, où les héroïnes se font rares.

Sortie prévue le 25 Septembre, sur ABC.

Red Band Society, quand le monde hospitalier se change en lycée

L’effet The Fault in Our Stars (Josh Boone, 2014) est de retour avec une série entre la comédie et le drame : Red Band Society. Cette série médicale, dont Steven Spielberg est le producteur exécutif, n’est en rien une énième copie d’Urgences ou House. Cette série s’affranchit des normes pour centrer son histoire sur une bande d’adolescents patients d’un même service hospitalier, devenu leur maison. 

La spécificité de la narration est également à noter : le narrateur, Charlie (Griffin Gluck) est un petit garçon plongé dans le coma depuis des mois. S’il ne peut pas voir ce qui se passe autour de lui, il entend tout et assiste donc, passivement, aux aventures de ses camarades et du corps médical. D’ailleurs, on retrouvera le charmant Dane Annable (Brothers and Sisters) dans le rôle du docteur sexy !

Sortie prévue le 17 Septembre, sur Fox.

State of Affairs, une série d’espionnage féminine

Katherine Heigl (Roswell, Grey’s Anatomy) revient au petit écran, avec une série d’espionnage qui met les femmes à l’honneur : State of Affairs. Une analyste de la CIA, spécialiste en politique étrangère est chargée d’assembler et de présenter à la présidente des Etats-Unis (Alfre Woodard) les incidents touchant à la sécurité du pays. Outre cette vie professionnelle dangereuse et trépidante, notre héroïne doit faire face à la mort suspecte de son fiancé – ce qui n’est pas sans rappeler la célèbre série de J-J. Abrams, Alias.

State of Affairs met en scène une jeune analyste intelligente, indépendante et persistante ainsi qu’une première femme noire présidente des Etats-Unis, une avancée pour le monde du petit écran. NBC nous offre donc une série d’espionnage aux airs de Scandal, Homeland et Alias. Cette série connaît toutefois des débuts difficiles car elle ne semble pas arriver à trouver un scénariste fiable depuis le retrait d’Alexi Hawley.

Sortie prévue le 17 Novembre, sur NBC.

Gotham, genèse de Gotham City avant Batman

Les super-héros font leur retour sur le petit écran cette année (Constantine, The Flash), mais Gotham se démarque de celles-ci puisqu’elle concentre le récit sur les débuts du Commissaire James Gordon (Benjamin McKenzie, The OC) après seulement deux semaines au sein de la police de Gotham City. 

Le célèbre adversaire de la pègre pullulante de Gotham City tente d’enquêter sur l’affaire la plus médiatisée du moment : la mort des millionnaires Martha et Thomas Wayne – les parents du célèbre Bruce Wayne, ou Batman pour les intimes. Le producteur Bruno Heller fait ici le pari de revenir sur les débuts de personnages tant connus : Catwoman, Pingouin, Homme-mystère, Double-face et le Joker.

C’est une série parfaite pour combler l’absence de Christopher Nolan et de Christian Bale. Toutefois ne vous attendez pas à y trouver Batman ou Robin. Cette série se donne l’ambition d’évoluer autour d’un seul héros : le cher commissaire Gordon.

  
Sortie prévue le 22 Septembre, sur Fox.

Scorpion, les nerds à la rescousse

Et si les geeks de Big Bang Theory sauvaient le monde? Scorpion est centrée sur Walter O’Brien qui a le 4e Q.I. le plus élevé du monde. Entouré d’acolytes/génis, il décide de vendre leurs capacités intellectuelles pour résoudre les crises les plus urgentes et menaçantes. Habitués à être ris et dénigrés par la société, ces nerds, tous plus intelligents les uns que les autres, décident de vivre en marge de notre société tout en la protégeant.

Cette série ressemble étrangement à Numbers, The Mentalist ou encore Fringe, mais elle promet tout de même de belles aventures. Elle met à l’honneur une bande de geeks, les prenant enfin au sérieux sans jamais se moquer de leurs difficultés à s’intégrer socialement, comme peuvent le faire les comédies contemporaines. 

Si vous avez aimé Chuck, laissez-vous tenter par cette nouvelle série d’aventures où les héros ne sont pas les grands gaillards costauds que l’on croise à la salle de sport.

  
Sortie prévue le 22 Septembre, sur CBS

Parks and Recreation, la der-des-der…

Cette année est également marquée par le départ de la série emblématique Parks and Recreation. Cette série pleine d’humour, crée par Greg Daniels et Michael Schul conte les aventures d’un département des parcs et loisirs au sein d’une toute petite ville d’Indiana, Pawnee, dont l’idole locale est un poney nain, Li’l Sebastian. 

Pendant plus de six ans, Amy Poehler, Chris Pratt, Aziz Ansari, Nick Offerman, Aubrey Plaza et Adam Scott nous ont fait rire aux éclats. Mais cette année, il est temps de leur dire au revoir. Cette septième et dernière saison mettra en scène le couple Leslie-Ben jonglant entre carrière politique et vie familiale débordante et un Ron toujours aussi conservateur et amateur de bacon. Une dernière saison d’intrigues loufoques en perspective.


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RÉDACTRICE
Laurine a quitté la France pour suivre son rêve : être journaliste. Passionnée par la littérature, les séries télévisées, le cinéma et les spectacles d'humour, elle partagera  ses passions et ses découvertes sur la scène montréalaise sur le blogue.

Vous êtes amateurs d'arts, de finesse, d'Histoire ou de la Russie? Empressez-vous d'aller admirer l'exposition Fabuleux Farbergé, "joaillers des Tsars" au Musée des Beaux Arts de Montréal, qui présente en exclusivité canadienne, la plus grande collection Fabergé à l’extérieur de la Russie jusqu'au 5 octobre 2014.

Oeuf du Tsarevitch, Crédit photo : Clément Douillet. 
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Qui est Fabergé?

Né en 1846 à Saint-Pétersbourg, Carl Fabergé est issu d’une famille huguenote qui a fuit la France de Louis XIV pour la Russie. Il est connu pour être un homme à l’imagination foisonnante, incroyable créateur et entrepreneur intrépide.

Grâce à sa minutie et à son sens du commerce, il a réussi à se faire une place de choix dans la cour des Tsars. Il s'est fait une réputation internationale parmi les familles royales, des nobles et de l’élite artistique de Paris, Moscou, Saint-Pétersbourg et Londres. Joaillier et orfèvre hors pair de la cour impériale de Russie, il a créé des objets et bijoux qui sont aujourd'hui devenus légendaires  tels que l'oeuf du Tsarevitch ou les nombreux bijoux de la Tsarine.

Cadre Fabergé et photo d'Anastasia Nikolaïevna et Maria Nikolaïevna, Crédit photo : Clément Douillet.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.
J'ai été surprise par la diversité des supports et ébahie devant les matériaux utilisés : opale, verre, or, email, nacre saphir, pierre de lune, rubis, minéraux rares.

Début de l'exposition, boucles et pendentifs, Crédit photo : Clément Douillet.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

La tradition des œufs dans la pâque orthodoxe

Avant d'assister à l'exposition, j'ignorais l'importance de la tradition des œufs de Pâques dans la culture slave. C'est un cadeau porte-bonheur offert au sein des familles. Il se porte autour du cou comme un pendentifle, mais peut également être plus volumineux et trôner sur un support. Abondamment produit par Fabergé, les pièces les plus belles étaient destinées à la famille impériale et ses proches.

Oeuf de Pâques impérial au pélican, offert à l’impératrice douairière Maria Feodorovna, Crédit photo : Clément Douillet.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Il est offert pour célébrer le renouveau du printemps, et la renaissance de la nature, qui a vite été associée par le christianisme au mystère de la résurrection du Christ à Pâques.

Oeufs de Pâques, Crédit photo : Clément Douillet.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

J'observe également plusieurs icônes et panagias religieux, représentant souvent la vierge et l'enfant Jésus. Le rôle de l'église orthodoxe est très présent dans la création et la culture russe. Cette culture religieuse est représentée de manière majestueuse avec icônes en or, émaux, bois et pierres précieuses.

Vierge d'Iviron, Notre Dame de Kazan, le Saint Prince Alexandre Nevski et Sainte Marie-Madeleine. Crédit photo : Clément Douillet. © 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Si Fabergé est surtout connu pour être le créateurs des somptueux œufs de Paques, il a également élaborer des objets plus communs tel que de la vaisselle, des manches d'ombrelle ou des étuis à cartes.

Etui à cartes à jouer FabergéCrédit photo : Clément Douillet. © 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Soupière, Crédit photo : Clément Douillet. 
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Vase, Crédit photo : Clément Douillet. © 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Figurine de Bouledogue Français, Crédit photo : Clément Douillet. © 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Manches à ombrelles, Crédit photo : Clément Douillet. © 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.

Globe terrestre miniature, Crédit photo : Clément Douillet. © 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, Fabuleux Fabergé au MBAM.


Exposition: Fabuleux Fabergé 
Jusqu'au 5 octobre 2014 
Entrée principale au 1380, rue Sherbrooke Ouest 

TEXTE
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CHRONIQUEUSE
Aurore est une jeune Réunionnaise installée à Montréal depuis un an. Accro au thé et Ukulélé girl, elle aime partager ses coups de cœur, découvrir de nouveaux restaurants branchés et écrire des critiques ciné.
@Aurore_Dijoux | Ses billets


PHOTOS
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CAMERAMAN-MONTEUR-PHOTOGRAPHE
Monteur vidéo professionnel pour la télévision depuis cinq ans et photographe amateur éclairé, Clément apporte son grain de sel à Carnet d'une Réunionnaise en illustrant certains billets avec ses photos et ses vlogs mettant en scène les chroniqueurs.