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Carnet d'une Réunionnaise

L’été, Montréal sait nous divertir! Une fois le soleil de retour, s’ennuyer est un crime dans la métropole québécoise au dynamisme culturel internationalement envié. Entre une programmation de festivals à n’en plus finir, un panel d’activités gratuites et la tenue de marchés collaboratifs, les manifestations ne manquent pas.  

Cependant, le caractère loufoque et inhabituel de certains rendez-vous nous a amené à réaliser ici une sélection de ces événements sortant de l’ordinaire. Communément absents des guides touristiques, ceux-ci viennent ajouter une dose de piquant dans l’été traditionnel des Montréalais que nous sommes. À vos agendas!


Go Skate Boarding Day - Dimanche 21 juin 2015

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Courtoisie de ©Go Skate Boarding Day
Saviez-vous que le 21 juin marque la journée internationale du skateboard? Eh bien maintenant oui! Chaque année, les adeptes de cet art issus des quatre coins du monde montent sur leur planche et célèbrent leur amour du bitume à l'unisson. À Montréal, ce sont la SAT, le Quartier des spectacles, l’arrondissement de Ville-Marie, MQC, Vans et Empire qui s’associent pour créer l’événement et offrir à tous les planchistes volontaires le fun de ce rendez-vous vertigineux (et légal de surcroit). Le rassemblement est prévu pour 14h à l’angle des rues Ontario et Berri pour une descente jusqu’à la Place de la Paix. Les festivités continueront jusqu’au soir avec un barbecue, des DJs, projection de films et concours alors préparez vos tricks!
Gratuit

Le PoutineFest de Montréal - Du vendredi 3 au dimanche 5 juillet 2015

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Courtoisie de ©Le PoutineFest de Montréal
Incroyable mais vrai, le premier festival dédié à la poutine (à ne pas confondre avec la Poutine Week) ne s’était encore jamais tenu à Montréal. Organisé par le restaurant mobile le Smoking BBQ, l’événement mettra à l’honneur ce mets ultrapopulaire sous toutes ses formes. Pas de pitié pour les patates qui seront sacrifiées dans des recettes plus savoureuses les unes que les autres. Tout ceci saura ravir les poutineurs et les touristes venus déambuler sur le Vieux-Port. Laissez vous tenter par les créations des meilleurs chefs poutiniers en ville!
Entrée gratuite


Montreal Watergun Fight 2015 - Samedi 4 juillet 2015

Oui! Comme l'indique la traduction française, il s'agit bel et bien d'une bataille géante de pistolets à eau qui se déroulera début juillet au Parc Lafontaine. Tous les détails de l'événement ne sont pas encore révélés mais les grandes lignes sont assez simples: enfiler son maillot de bain et charger son arme à munitions liquides pour participer à un affrontement malade. L’ambiance rafraichissante risque d’être festive et colorée. L’événement semble donc plutôt alléchant sous cette chaleur estivale…

Gratuit (pistolet à eau non fourni)


Le Diner en Blanc - Jeudi 13 août 2015

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Courtoisie de ©Diner en blanc
Au diable les tâches de sauces et autres salissures, le célèbre pique-nique chic fait une nouvelle fois fi des couleurs et dédie ce rendez-vous gourmand à l’élégance. Les participants sont invités à se rendre dans un lieu tenu secret jusqu’au dernier moment. Chacun installe sa table et ses chaises mais personne ne doit s’installer avant que la rangée au complet ne soit mise en place. Une fois l’installation terminée, les festivités débutent avec un traditionnel agité de serviettes venant célébrer le fait d’avoir réussi cet « aménagement » sans que les forces de l’ordre n’interviennent. En effet, bien que régulé par un protocole strict, ce rassemblement est qualifié de sauvage car jamais annoncé aux services de police. Repas, feux de Bengale et danse viendront s’ajouter à ce souper festif avant le nettoyage du site et les rendez-vous pris pour l’année suivante.
À partir de 32$


The Color Run Montréal (Shine Tour) - Samedi 15 août 2015

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Courtoisie de ©The Color Run
Individuellement ou en équipe, participez aux « 5 kilomètres les plus heureux de la planète »! Cette course qui s’organise sur presque tous les continents du monde rassemble des milliers de participants tous vêtus de blanc venus profiter d’une course où le bonheur nait dans le plaisir même de participer en traversant des nuages de pigments. Insufflée par la Holi (fête des couleurs) fêtée chaque année en Inde, cette course célèbre la santé, la joie de vive et la convivialité.
À partir de 45$


Slide the city Montreal - Les samedi 15 et dimanche 16 août 215

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Courtoisie de ©Slide the city
Enfin! Après en avoir visionné plusieurs vidéos youtube (et émané une ou deux onces de jalousie), c’est à notre tour de vivre la glissade de notre vie! Le lieu n’est pas encore annoncé mais l’événement se tiendra bien à Montréal. Une petite idée d'où pourraient prendre place ces 305 mètres de glisse? Les pronostiques sont ouverts! Comme seul besoin un maillot de bain, voilà un événement qui sent bon le retour en enfance!
À partir de 15$


Restaurant Day Montréal - Dimanche 16 août 2015

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© Stokpic
Envie d’exposer un talent de cordon-bleu enfoui ou désir simple de partager un moment de convivialité? Ouvrez votre restaurant éphémère pour une journée seulement là où bon vous semble: dans votre salon, devant votre allée ou dans un parc voisin. Le Carnaval Culinaire est une fête internationale où tous les citoyens sont invités égayer l’espace public en créant le restaurant de leurs rêves. La participation nécessitant une inscription sur le site www.restaurantday.org, les gourmands pourront sélectionner les menus les plus alléchants sur une carte interactive afin de se diriger vers les délices des chefs d’une journée.
Des contributions peuvent être demandées


La course de boîte à savon Red Bull - Dimanche 6 septembre 2015

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Courtoisie de ©RedBull
Destinée aux pilotes amateurs de tout âge et aux créatifs les plus aventureux, le but de cette course en équipe consiste à réaliser tout le parcours dans sa boite à savon en un minimum de temps. Mais ce rassemblement faisant grande part au spectacle, les participants seront également jugés sur leur inventivité et leur mise en scène durant leur prestation. Les inscriptions sont maintenant closes, mais on a très hate de voir quelles sont les idées les plus folles retenues? Réponse le 6 septembre pour un événement incroyable où les pilotes risquent de perdre quelques plumes de leurs nouvelles ailes! 
Gratuit


Rubberboot Missie Montréal 2015

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©Jeroen Stoops
L’idée d’un gigantesque rassemblement de bateaux gonflables est absolument incroyable et surtout très tentante! Concept originaire des Pays-Bas, le projet de l’édition 2014 a été lancé suite à l’initiative d’un jeune montréalais volontaire mais candide. En créant simplement l’événement sur les réseaux sociaux, il a convaincu plus de 4000 personnes inscrites en quelques heures seulement. Victime de son succès, mais surtout du caractère impulsif de son organisation, le rendez-vous fut annulé faute de demandes d’autorisations, d’encadrement et de mesures de sécurité. Sauf que maintenant beaucoup attendent la tenue d’une édition 2015 qui leur permettra de voguer en toute convivialité. Affaire à suivre donc…



FLORA - rédactrice : Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.

C'est dans le cadre du festival Fringe que j'avais rendez-vous au M-A-I dimanche dernier pour aborder le thème des troubles alimentaires (TA) et de l'impossibilité d'avoir un corps parfait à travers la pièce T.A. L'économie du désir, présentée par la compagnie Karatini Théâtre.

Célébrant son 25e anniversaire à Montréal, le festival est une vitrine de la culture émergente ou underground de notre époque. Mado Lamotte, porte-parole de l'éclectique événement, qualifie cette grande manifestation « d’art alternatif, de burlesque jouissif, de (…) folie contagieuse et d’absurde assumé ». 

Marie Sophia A., auteure et fondatrice de la compagnie, nous présente 4 femmes confrontées devant surmontées leurs troubles de l'alimentation (T.A.). 

On les retrouve dans le cabinet d'une psychologue, décrivant le combat quotidien qu'elles mènent contre elles-mêmes, mais aussi celui contre le regard des autres. Les situations sont parfois hilarantes, et d’autre fois plus dramatiques. Le public est ainsi "confronté" à ces femmes dont le quotidien et les loisirs sont guidés par leur obsession de contrôler leur alimentation. 

Lorsqu'elles se mettent à hurler ensemble « IL FAUT QUE JE ME PÈSE! », nous sommes renvoyés à nos propres confrontations physiques. Quand basculons-nous vers la dépression, vers le contrôle excessif ? Que faisons-nous subir à notre corps pour plaire ou satisfaire une bonne volonté médicale ?

Qui n’a jamais entendu ou dit : « Maigris, c’est pour ton bien », ou encore « mange, tu n’as que les os sur la peau ». Même quand on ne souffre pas d'anorexie ou de boulimie, ces phrases n'incitent-elles pas à l'excès dans nos comportements alimentaires? Jusqu’à quel point devons-nous faire l’économie de nos désirs?

L’auteur anthropologue et muséologue de formation, réussit son pari d’engager un dialogue dans cette pièce qu’elle qualifie de « recherche-création ». Même si l’écriture est encore un peu verte et que le jeu des actrices est parfois inégal, le thème abordé, sans être innovateur est terriblement actuel. J’aurais aimé retrouver des témoignages masculins, plus rares, mais qui subissent eux-aussi ce dictat d’un corps parfait.

Si vous pensez que cela ne vous concerne pas, prenez le temps d’observer les personnes qui vous entourent. Nous sommes tous confrontés à un moment donné ou un autre à ce type de rapport conflictuel

Vous voulez un point de vue personnel ? Mon sang n’a fait qu’un tour lorsqu’un jour, ma fille de 6 ans est revenue de l’école en me disant que certaines copines lui disaient que ses cuisses étaient trop grosses, ou qu’elle avait un gros ventre… À 6 ans, on se préoccupe donc déjà de son apparence… Pourquoi… mais surtout pour QUI ?

T.A. L’économie du désir 

Montréal, arts interculturels (MAI)
3680 rue Jeanne-Mance
Les 16, 20 et 21 juin 2015
10 $ pour les étudiants


MAËLLE SOUFFRIN - rédactrice Maëlle a la culture dans le sang. Réunionnaise d’adoption, son envie de parcourir le monde l’a mené jusqu’au Québec où elle a entraîné son conjoint et sa fille qu’elle surnomme affectueusement « l’homme » et « fifille ».
Finalement, l’été est bien là (ou pas trop loin). Les lunettes de soleil vont enfin retrouver tout leur intérêt. Sortez la crème solaire! On va pouvoir commencer à profiter de cette nouvelle vie en plein air et l’animation ne manque pas à Montréal

© Unsplash - Pixabay
Entre les nombreuses activités gratuites, les rendez-vous loufoques et les festivals estivaux, on pourrait ne plus savoir où donner de la tête et peut-être même regretter la stagnation de l’hiver tiens!

Heureusement, Carnet d’une Réunionnaise travaille fort pour vous faire partager ses bons plans et ainsi vous aider à vivre le plus intense des étés! On commence avec l’avalanche de festivals qui s’abat sur Montréal durant ces quelques mois d'ensoleillement. Étant donné qu’il est rare d’avoir assez d’un été pour participer à tous, voici une sélection des 10 festivals que nous considérons comme incontournables.

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-M- aux Francofolies 2014, © Frédérique Ménard-Aubin
Les Francofolies de Montréal - Du 11 au 20 juin 2015

Établies depuis 26 ans, les Francofolies sont une gloire à la vitalité de la musique francophone. La programmation offre toujours une très grande diversité de styles musicaux et un grand nombre de spectacles gratuits en extérieur (fait très appréciable à la fin de notre hibernation forcée). Pendant une dizaine de jours, plus de 1000 artistes en provenance de 13 pays se produiront lors de 250 représentations réparties sur 7 scènes. Ce sont beaucoup de chiffres, mais c’est aussi la définition des Francos: une belle variété d’options musicales!

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Courtoisie de ©AIM Festival 
Art - Innovation - Mouvement. C’est le grand saut pour le premier festival à proposer 32 heures de musique ininterrompue au Québec! L’événement prônant la musique électronique dans sa diffusion la plus authentique souhaite offrir une expérience dénuée des prétentions et fioritures que cultivent la forme actuelle de ce type de rendez-vous. Davantage destiné aux adeptes du genre et d’art numérique, la programmation reflète ce désir d’offrir un contenu musical à convergence artistique plutôt qu’un contenant pailleté aux allures commerciales. En accueillant son public au coeur du parc du Carillon, AIM fait du développement durable une de ses priorités afin d’assurer un contexte parfait en pleine nature. 

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Festival de Jazz 2014, ©Frédérique Ménard-Aubin 
Festival International de Jazz de Montréal - Du 26 juin au 5 juillet 2015


Inauguré par Ray Charles en 1980, le Festival International de Jazz de Montréal connaît depuis 30 ans un véritable succès au point d’être consacré festival de jazz le plus important de la planète par le Guinness World Records en 2004. Avec près de 2 millions de festivaliers par an, plus de 1000 concerts (dont les deux tiers sont gratuits et ont lieu en plein air), ce rendez-vous musical réuni absolument tous les publics. De midi à minuit, c’est toute la ville qui swing au rythme de l’ambiance jazzy émanant du coeur du Quartier des spectacles! 

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Montréal Complètement Cirque 2014, ©Cindy Boyce
Montréal Complètement Cirque - Du 2 au 12 juillet 2015

Ce festival des arts du cirque se veut rassembleur et mobilisateur. Par le biais d’une programmation en salle et d’une autre en extérieure gratuite, l’événement propose différents types de représentations adressées aux initiés comme aux plus jeunes. À l’origine de cet événement, une volonté de propager au plus grand nombre les diverses formes et expressions du cirque ainsi que de tous les arts qui en découlent. Préparez-vous à vous laisser surprendre par les acrobates et les saltimbanques sévissant dans les rues du centre-ville!

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Zoofest 2014,  © Louis Longpré

Zoofest - Du 9 juillet au 1er août 2015

En plein coeur du quartier des spectacles, l’évènement bilingue et multigenre rassemble des talents venus de partout pour accueillir «un public particulièrement aventureux, ouvert à toutes les formes d’art ». Humour, musique, théâtre, cabaret, burlesque et magie, l’évènement annonce la couleur de son caractère éclectique! Pour sa 7e édition, le Zoofest poursuit sa croisade consistant à divertir, surprendre, émerveiller et interroger les curieux venus profiter d’une programmation des plus hallucinantes.

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Jackalope Fest 2014, Sebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

Jackalope Fest - Du 16 au 20 juillet 2015


Rendez-vous incontournable des amateurs de sensations fortes et de mobilier urbain, le festival Jackalope Fest réunit de nombreux adeptes de haut niveau venus se challenger à dos de BMX ou de skateboards. Profitant de l’ergonomie parfaite de l’Esplanade Financière Sun Life du Parc olympique, l’événement est un véritable spectacle. Nul besoin d’être un aficionado de l’une ou l’autre de ces disciplines pour admirer les prestations de ces athlètes et l’obstination dont ils font preuve pour repousser leurs limites. De vraies démonstrations de talents!

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Courtoisie de ©MEG

Le Montréal Festival Électronique Groove - Du 23 juillet au 2 août 2015


Plus connu sous le nom de MEG, ce festival expose depuis plus de 15 ans des artistes aux influences musicales variées et novatrices. Les performances se tiennent principalement dans des salles intimistes comme celles du Belmont et du Divan Orange permettant de conserver l’authenticité de ce rendez-vous artistique. La fête se poursuit également dans des contextes plus atypiques comme lors des soirées MEG BOAT pendant lesquelles la fraîcheur du l’eau s’accommode idéalement aux flots de décibels libérés dans la chaleur estivale.

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Courtoisie de ©Osheaga

OSHEAGA - Du 31 juillet au 2 août 2015


Ce festival fait partie des rendez-vous les plus attendus de l’année en raison de sa programmation de qualité et de son caractère tout public. Florence + The Machine, The Decemberist, Hot Chip, Robin Schulz, The Kills, Sylvan Esso, Milk and Bone, Zhu… Sans tous les citer, le line-up démontre une très grande variété de styles et l’association d’une scène internationale reconnue à une poignée d'artistes prometteurs. Reconnu comme l'un des festivals montréalais les plus festifs, OSHEAGA célèbre la musique et les arts visuels qui l’accompagnent.

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Courtoisie de ©Ilesoniq

ILESONIQ - Les 14 et 15 août 2015


Après la réussite de la première édition (que je plussoie), ILESONIQ revient nous faire profiter de sa folle expérience festivalière cet été. Véritable oasis urbain aux influences musicales électroniques, dance et hip-hop, cet événement produit par evenko (organisateur d’OSHEAGA et Heavy Montréal) génère une ambiance explosive où la création et la folie prennent vie. 

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Piknic Électronik 2015, ©Partywithsylvain
Les Piknics Électroniks - Jusqu’au 27 septembre 2015


Et bien sûr, vous pourrez profitez tout l’été des dimanches dansants organisés par Piknic Electronik sur l’île Jean-Drapeau. Ces partés dominicales vous offrent de danser et/ou chiller sur les rives du Saint-Laurent sous une programmation de DJs aux talents reconnus. (Re)Découvrez cette ambiance punchée jusqu’au couché du soleil. La lumière y est tellement superbe que l’atmosphère déjà festive se retrouve décuplée!

Par définition, cette sélection ne peut bien sûr pas faire état de tous les très bons festivals programmés à Montréal. Cependant, la liste complète se trouve ici. Quel est votre festival préféré? Nous n’avons pas non plus tout essayé!


FLORA - rédactrice : Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.
Depuis mon arrivée à Montréal, je suis fascinée par ces longues files formées par les vélos qui accompagnent mon trajet matinal de mai à novembre. Jamais encore je n’avais vu d’embouteillages de ce type.

Je ne peux m'empêcher de sourire à la pensée que ce mode de transport est assez populaire ici pour que je puisse comparer son trafic à celui des automobiles. Cependant, la ville de Montréal n’est pas encore assez sécuritaire pour ceux qui contribuent à limiter l’émanation de gazs polluants à coup de pédales. En témoigne le trop peu de kilomètres de pistes cyclables à travers l'île. 

Life-Of-Pix©  LEEROY Agency de Montreal
Sur certains grands axes, les cyclistes sont souvent obligés de rouler au coude à coude des voitures. Les automobilistes qui prennent à la légère la vulnérabilité des vélos sont trop nombreux (et les cyclistes sans casques aussi!). Malheureusement, les deux roues ne sont pas non plus en sécurité dans les espaces qui leur sont réservés. 

L’été dernier, j’ai composé le 911 après avoir été témoin d’un accident de la route impliquant l’un d’eux. Trop préoccupé par le trafic, le conducteur qui coupait en perpendiculaire la trajectoire d’une cycliste l’a percuté de plein fouet. Le tort de cette dernière? Rouler sur une piste cyclable dont la visibilité était masquée par les voitures stationnées tout du long. Le timing était malheureusement parfait et le vélo, bien qu’ayant la priorité, s’est retrouvé terrassé par l’auto.

L’histoire de Frédérique Tardif relayée sur les réseaux sociaux et la nouvelle acquisition à deux roues de ma douce moitié auront terminé de me convaincre à rédiger cet article. On ne le dira donc jamais assez: LE VÉLO NE SE PRATIQUE PAS SANS CASQUE. Et particulièrement en ville où la cohabitation avec les voitures est déjà portée au désavantage des cyclistes

Oui, rider les cheveux au vent est bien sûr beaucoup plus glamour que de descendre de sa monture la tignasse aplatie par le casque, le cuir chevelu imprégné de transpiration et une superbe marque imprimée sur le front. Non, un casque ne vous protégera pas de tous les dangers mais il amortira le choc de votre tête en cas de chute et pourra vous sauver la vie.

Soyons sérieux, personne ne privilégie le style à la sécurité… Mais juste au cas où, voici une petite sélection de casques tout simplement swag. Parce qu’évidemment l’élégance et la sécurité sont compatibles.

Coup de coeur pour ce mat jaune moutarde (oui oui) et ses sangles parfaitement accordées. Les plus: une construction unique Bomshell Plus + une doublure multi-impacts Epp + des sangles ultra-légères monocouches.

Prix 129,00$
Ce casque moulé par injection offre une protection inégalée tandis que les coussinets qu’il contient absorbent la sueur. Les plus: une visière flexible anticollision + sangles croisées à la nuque pour un excellent maintien.

Prix 74,00$
Il en existe de nombreux designs (dont un simili pastèque!). Parfaitement adaptable, ce casque dispose d’une boucle magnétique pour ne pas se pincer et d’une sangle de jugulaire molletonnée. Confort assuré. Les plus: coquille en ABS haute densité (doublée de mousse de polystyrène expansé pour amortir l'impact en cas d'accident) + visière amovible + logos réfléchissants.

Prix 22,00$
Un casque à petit prix aux airs de montagne, les matins deviennent ravigotants! Les plus: coque légère assemblée par fusion + 16 orifices d'aération + visière détachable.


Ce casque aux allures de BMX offre une visière amovible en tissu, ajustable vers le haut ou vers le bas à la manière d’une casquette. Les plus: molette d’ajustement arrière + doublure interchangeable et doublure d’hiver disponible.



Prix 149,00$ 
Légère, cette coque assemblée par fusion intègre une structure homothétique dissipant la force d'impact sur toute la coquille. Les plus: attaches pour lunettes + support amovible pour caméra + visière détachable.



Prix 36,00$ 
Principalement fait de matériaux recyclés, ce casque est parfaitement écologique. Avec son design épuré, il viendra compléter votre tenue jusqu’au bureau avec style. Il existe aussi en jaune façon Minions (clic) ou en vert pomme acidulé pour les fashionistas. Les plus: intérieur en mousse recyclée + visière intégrée + système d'aération interne.

Le plus difficile sera maintenant de choisir, bonne route!


FLORA - rédactrice : Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.
Ouvert depuis peu, le Candide Café est promis au succès. Idéalement situé au 6293 rue St-Hubert, cette ancienne agence de voyage reconvertie en café favorisant la production locale et le fait-maison a tout pour devenir une adresse incontournable de Rosemont Petite-Patrie.

Smoothies originaux à la carte au Candide Café.
Smoothies originaux à la carte au Candide Café. Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
Du bon café Kittel (graines torréfiées à Montréal), des fruits frais de chez Pousse l'Ananas, de la charcuterie de la Queue de cochon, du thé cultivé biologiquement, il n'en fallait pas plus à ce nouvel établissement de la Plaza St-Hubert pour conquérir mon cœur de flâneuse du dimanche.

Le café a une véritable personnalité alliant le moderne (mobilier épurée, murale, logo) avec pleins d'anecdotes tirées du roman Candide. Se trouvant sur le versant ensoleillé de la rue St-Hubert, il baigne dans la lumière toute la journée. Je m'imagine déjà y déguster un bon latte à la rose pendant que la neige tombera à l'extérieur cet hiver.

La devanture du Candide Café. Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
 La devanture du Candide Café. Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
La décoration du Candide Café est simple et épurée. Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
La décoration du Candide Café est simple et épurée. Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
Des toilettes aux installations en bois, les nouveaux locataires ont tout retapé eux-mêmes, personnalisant chacun des éléments autour de l'histoire du mouton qui apparaît dans le roman éponyme de Voltaire.

Le mobilier est confortable et bien agencé. On sent une vraie volonté d'accueillir autant les étudiants (grande table, multiprise, wifi) que les habitants du quartier qui veulent juste papoter autour d'un café. La magnifique murale faite par A'shop est l'élément central de la décoration, bien que la grande baie vitrée en estrade risque de lui voler la vedette durant les belles journées ensoleillées d'été.

La terrasse toute cute du Candide Café.
La terrasse toute cute du Candide Café. Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
La terrasse accueillante (récemment fleurie) est appelée à devenir l'une des plus fréquentées du quartier. Et pour ne rien enlever aux charmes de l'endroit, les tenanciers Mickael et Coralie sont tous les deux attentionnés et aimables.

Coralie, l'une des propriétaires du Candide Café, fleurissait la terrasse le jour de ma visite.
Coralie, l'une des propriétaires du Candide Café, fleurissait la terrasse le jour de ma visite.
Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
Mickael, l'autre propriétaire du Candide Café
Mickael, l'autre propriétaire du Candide Café, est allé acheter des fruits frais chez Pousse l'Ananas quand le stock est arrivée à épuisement. Le café a une politique de non-gaspillage. Mathilde Mercier © Carnet d'une Réunionnaise
En tant que résidente du quartier, je trouve que ce nouveau café est exactement ce qu'il manquait au tronçon de rue entre Beaubien et Rosemont sur St-Hubert. Je le perçois comme un commerce complémentaire. Le trio parfait? Brunch tardif à l'Apothicaire, après-midi de détente au Candide Café et bière fraîche au Gainzbar. Je vais revoir la face de ce petit mouton cute très souvent!

6293, rue St-Hubert, Montréal
(514) 560-4223
Métro Beaubien ou Rosemont
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MATHILDE MERCIER - rédactrice en chef Amatrice de bons vins et de bonne bouffe, Mathilde est branchée culture, mode et lifestyle Accro aux réseaux sociaux, elle est au courant des bons plans. Elle aime découvrir Montréal à travers ses yeux de Réunionnaise expatriée.

Les finissants de l’École nationale de cirque de Montréal présentent en ce moment deux spectacles sur la piste de la Tohu nommés «Les Étinceleurs» et «L’Art de la fugue». Des représentations annoncées comme appartenant au cirque de haute voltige. Je ne parlerai ici que du second, le seul auquel j’ai assisté.

L'Art de la fugue, Roland Lorente© 

Se rendre au cirque, c’est allé chercher l’émerveillement, le tressaillement, la surprise, les «Ooooh » et les « Aaaah » soufflés d’une même voix par une assemblée conquise. Malheureusement, lors de cette première représentation de «L’Art de la fugue», les seuls frissons ressentis furent pour ma part ceux de la peur de voir ses artistes se blesser. Pas du fait qu’ils exécutaient des figures extraordinairement dangereuses non, mais simplement parce que leurs mouvements n’étaient pas assurés, parce que leurs corps et leurs bras semblaient branlants, parce que les déséquilibres et les ratés étaient assez flagrants pour déstabiliser les spectateurs aussi.

Je reconnais la performance physique de chacun des membres de la troupe présent ce soir là. J’ai également conscience que ces humains ne sont pas des machines, d’autant plus qu’il s’agit de finissants. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé certaines démonstrations de force comme le mât chinois, le trapèze fixe et le trapèze danse. Mais dans l’ensemble tout cela ressemblait effectivement davantage à un spectacle de fin d’année où tous présentent leur spécialité, les uns à la suite des autres, sans fil conducteur pendant plus d’une heure et demie.

Le doute est palpable dans les applaudissements aussi. Les spectateurs lancent parfois quelques claps pensant voir arriver la fin d’un numéro, mais il s'agit en réalité d'une vaine tentative de suspens et la démonstration continue en s’essoufflant. Le lancé d’un chapeau manqué, la saisie d’une corde échouée ou encore un diabolo échappé nous laissent dubitatifs : s’agit-il d’humour ou de malheureux ratés? On finit par ne plus trop savoir quand il faut applaudir et les encouragements sonores se font de moins en moins vigoureux. Petit à petit, les applaudissements semblent davantage féliciter l’artiste pour avoir exécuté son numéro jusqu’au terme plutôt que pour la performance en elle-même.

L’espace est bien occupé et la scénographie est réussie. Le peu d’accessoires utilisés renforce la présence des acrobates. De nombreuses fois au cours de la représentation, le reste de la troupe vient en force et en nombre soutenir visuellement la performance d’un artiste. Immobiles ou chorégraphiés, leur présence est accentuée par les éclairages ou la mise en scène. Malheureusement, ce jeu d’acteur relayé au second plan mériterait d’être d’avantage mis en avant. Ainsi exploité, il semble compléter une scène presque vide, ne se suffisant pas à elle-même. 

La représentation à laquelle j’ai assistée lançait toute une série allant jusqu’au 7 juin à la Tohu. Si jamais ces ratés étaient liés au stress de cette première, j’imagine que les prestations vont allées en s’améliorant mais autrement, j’émets malheureusement un doute sur la capacité de ces finissants acrobates à tenir ainsi sur la longueur.

Je ne vous déconseille pas particulièrement d’aller assister à «L’Art de la fugue», je souhaite simplement vous mettre en garde quant à vos attentes. Ce n’était pas mon premier spectacle de finissants et j’ai peut-être placé la barre un peu haute depuis. Simplement, cette représentation vous divertira sans vous faire voyager dans l’univers époustouflant des spectacles de haute voltige. Si la magie n’y était pas, le cœur même du cirque était bien présent personnifié par le clown lui-même : ce pitre professionnel aura excellé. Les gradins au complet semblaient au moins être d'accord sur ce point.

«L’Art de la fugue» par les finissants de l’École nationale du cirque
Jusqu’au 7 juin 2015 à la Tohu
À partir de 22$


FLORA - rédactrice : Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.

Pour une 6e édition, le festival Chromatic investit le Belvédère et le Chalet du Mont-Royal jusqu’au 27 mai. Comptant 15 000 festivaliers en 2014, les organisateurs remettent le couvert pour notre plus grand plaisir en conviant à nouveau le top du génie créatif montréalais dans l’ambiance la plus festive qu’il soit. 

À l’origine de cet événement, le collectif MASSIVart et la volonté de créer une nouvelle expérience du public face à la Création avec un grand « c ». Depuis avril dernier, le festival s’exporte au-delà des frontières avec une première édition à Paris. Encore une réussite québécoise qui rayonne à l’international!

« Punch Clock Club » de Geneviève Arcand, Sebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

L’unique art party montréalais

C’est la Nuit Chromatic qui a lancé l’événement ce vendredi 22 mai. Dès 20 h, les amoureux et les curieux des créations artistiques montréalaises ont pu assister à tout un ensemble de sollicitations et d'interrogations créatives. 

Passées les portes du Chalet du Mont-Royal, la scénographie est aérée et chaleureuse. En tant que matériau principal, le bois accueille les œuvres et reçoit les opinions sous un éclairage impeccablement dosé pour conserver une atmosphère tamisée tout en donnant leur plein potentiel visuel aux oeuvres. Sous la superbe hauteur de ce bâtiment, on déambule librement d’une installation à l’autre avec une certaine curiosité

« Héritage » de Carl-Antonyn Dufault, Sebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

De loin, un mur de photographies architecturales nous interpelle. On constate de plus près que l’artiste a travaillé ses photos en montage « 3D » ce qui donne l’effet assez déstabilisant, mais puissant de plonger dans l’image. 

Juste à côté, les adultes que nous sommes ne peuvent s’empêcher de ressentir un bref moment d’excitation à la vue des nombreux blocs en mousse de couleurs géants dans un parc pour enfant géant. Avec la plus grande concentration, certains se mettent au défi de construire la tour la plus haute possible quand d’autres prennent un malin plaisir à discrètement les rendre instables...

Nos yeux remontent ensuite un line-up, un très long line-up: Ubisoft fait essayer son nouvel Oculus Rift, le casque de réalité virtuelle qui produit la sensation d’immersion dans une scène fictive. 

Victime de sa popularité, nous n’avons pas eu la chance d’en faire nous même l’expérience (damned!) mais une autre œuvre nous aura permis de capter des ondes radio en balayant un espace électromagnétique de nos mains, le corps agissant comme une antenne (oui ça parait étrange, mais ça l’est, demandez à voir « Outside » de Daniel Iregui).

Festival Chromatic 2015, Sebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

Le Chalet du Mont-Royal réunissait ce soir-là de nombreuses projections visuelles, des installations interactives et sonores exclusives, un atelier de créations de sérigraphies en live, tout cela sous une programmation musicale parfaitement accordée à l’événement.

De l’électronique avec le duo volcanique Blue Hawaii (heart emoticon), de l’électro un peu plus sauvage pour Technical Kidman ou encore du hip-hop chrétien avec le groupe The Posterz, bref que de l'hétérogène made in Montreal!

Atelier de création de sérigraphies en live, Sebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

Sur la plus grande terrasse de Montréal, vous profiterez jusqu’au 27 mai de la Série Biergarten Chromatic lors de laquelle le collectif d’expérimentation architecturale Bellastock changera votre vision du mobilier urbain. La série est une oeuvre évolutive qui veut approfondir la réflexion des festivaliers sur le belvédère Kondiaronk et les vues qu’il est en capacité d’offrir.

Le belvédère Kondiaronk sous la série Biergarten Chromatic, Sebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

Un programmation intensive et diversifiée

Ce samedi, le festival Chromatic s’est associé aux Piknic Électronik pour rassembler les amoureux de leurs arts respectifs et faire vibrer le belvédère du Parc Mont-Royal au son de DJ Kobal et du collectif Relish House Mafia.

Il a ensuite laissé place à la relève avec le Chromatic Junior où les enfants n’avaient comme limite que leur imaginaire. De nombreux ateliers ludiques et créatifs étaient mis en place (pour les grands aussi pas de panique) tout l’après-midi de ce dimanche avant de terminer par une séance de cinéma en pleine air à partir de 18h.

Installation Haïkus interactifsSebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

Le thème de cette 6e édition : l’Élévation sous toutes ses formes artistiques, physiques ou spirituelles. La soirée éponyme du 25 mai rassemblera pour un événement bénéfice et réseautage les professionnels, collectionneurs et passionnés d’art pour une rencontre exclusive des créateurs montréalais exposants pour l’année 2015.

Comme toute bonne chose à une fin, le dévernissage de l’exposition en place dans le Chalet du Mont-Royal est prévu pour le 26 mai. Venez y faire un tour pour une dernière contemplation des oeuvres et parfois même une rencontre avec les artistes. Vous pourrez également profiter d’un Ciné-Parc, un verre à la main (la seconde dans un paquet de pop-corn).

« Spectre » de Léa Mercante, Sebastien Levy © Carnet d'une Réunionnaise

Enfin, c’est le street-art qui clôturera ce bel événement lors du Bloc Party Chromatic qui aura lieu le samedi 30 mai au Warehout MASSIVart pour la réalisation de murales en direct, odeur du BBQ garantie!

Et pour vous donner une idée globale, voici la vidéo officielle de l’édition 2014. Je terminerai en disant que, selon l’aperçu de cette soirée de lancement, c’est l’un des festivals tournés vers l’art créatif le plus complet et le plus captivant auquel j’ai participé. Je vous encourage vivement à venir découvrir son univers et son dessein, vous n’en ressortirez que conquis, j’en suis certaine. Main à couper.


Festival Chromatic
Jusqu’au 30 mai 2015
festivalchromatic.com
Chalet du Mont-Royal et Belvédère Kondiaronk


FLORA - rédactrice : Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.
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