#CARNETREUNIONNAISE

L’Opéra de Montréal nous a conviés à la générale de Samson et Dalila, le 22 janvier dernier à la Salle Wilfried-Pelletier. (NDLR : La générale correspond à l’ultime répétition des chanteurs et de l’orchestre avant les représentations officielles. Il s'agit donc d'une séance de travail).

Samson, après s'être fait creuvé les yeux par ses geôliers.
Crédit photo : Yves Renaud pour l'Opéra de Montréal
Basé sur un passage de l’Ancien Testament et composé par Camille Saint-Saëns (Carnaval Des Animaux, La Danse Macabre), compositeur d’opéras et de musique instrumentale à la fin 19e siècle, Samson et Dalila est un opéra en français.

Un drame biblique à l’opéra

L'action se déroule à Gaza, où la guerre fait rage. Prêt à capituler, le peuple juif est sous le joug des Philistins. Guidé par sa foi et doté d’une chevelure qui lui donne une force herculéenne depuis sa naissance, Samson persuade le peuple hébreu de se révolter. Celui-ci remporte la guerre ce qui a pour effet de faire enrager Dalila, Philistine, qui se met en tête de séduire le nazir pour l’amener à sa perte.

Critiqué par ses contemporains, Saint-Saëns a souvent été critiqué pour le choix de l’oratorio et ses thèmes répétitifs en rupture avec la tradition italienneMême si je partage l’opinion puriste de ses détracteurs sur les codes que devrait avoir l’opéra, j’ai tout de même beaucoup apprécié la vision que Saint-Saëns a de l’épisode biblique traduisant l’amour de Samson pour Dalila.
 
Marie-Nicolle Lemieux, Dalila. Crédit photo : Yves Renaud pour l'Opéra de Montréal.
J’ai été séduite par la prestation charismatique de la contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux qui interprétait pour la première fois la diabolique Dalila. L’opéra rayonne de sa présence. Son interprétation de « Mon cœur s’ouvre à ta voix » est sublime. 

Accompagnée d’Endrik Wottrich (Samson), fabuleux ténor, ils nous offrent un spectacle envoûtant. Les chœurs, eux, forts et somptueux, donnent de l’envergure et du volume à l’opéra.

Choeur de l'Opéra de Montréal, Bacchanale, Acte 3. Crédit photo : Yves Renaud pour l'Opéra de Montréal

Un décor et une mise en scène épurés

Alain Gauthier, le metteur en scène, a choisi de mettre en lumière une version épurée et actuelle de ce grand classique de Saint-Saëns. Personnellement, ce choix de décor minimaliste et la mise en scène très moderne ne m’ont pas convaincue. Mais, comme dit précédemment, l’Opéra de Montréal prend une position artistique en rupture avec l’opéra plus classique.

Les amateurs de mise en scène plus modernes seront ravis de découvrir la qualité du travail des vidéastes Circo de Bakuza Création S.A. (conception vidéographique) et Olivier Ouellet Hébert (consultant vidéographique). La mise en scène sobre met aussi en valeur les costumes. Le spectateur aura le loisir de s’attarder sur les remarquables pièces colorées et brodées d’or qui habillent chacun des personnages.

Avec Samson et Dalila, l’opéra se fait poétique, dramatique et actuel, nous rappelant ces éternels dilemmes que l’amour place sur nos routes et qui nous font parfois prendre des décisions redoutables.

Préférez-vous l’opéra classique ou moderne?

27, 29 32 janvier 2015
Salle Wilfried- Pelletier, Place des Arts
Billet à partir de 20$ - COMPLET

AURORE DIJOUX - rédactrice Aurore est une jeune Réunionnaise installée à Montréal depuis deux ans. Accro au thé et Ukulélé girl, elle aime partager ses coups de cœur, découvrir de nouveaux restaurants branchés et écrire des critiques ciné.


Premier album signé Moses Baxter, Sound of the Real nous fait découvrir toute la vision musicale de son créateur dans un projet réalisé à partir de sons captés au cœur de la créative et inspirante Berlin

À la fois électronique et expérimentale, cette soirée de présentation sous le dôme de la Société des Arts Technologiques a couplé la performance du DJ aux prestations hautes en amplitudes et en couleurs de nouveaux VJs prometteurs. 

Découvert sur la scène musicale électronique en tant que Moses Baxter depuis moins d’un an, André Ouellet a pourtant déjà à son actif plusieurs succès artistiques. 

Lancement de l'album Sound of the Real de Moses Baxter
© Sebastien Levy, Carnet d'une Réunionnaise 2015, Société des arts technologiques.
Membre du groupe Darling A, participant au projet Ngâbo, concepteur sonore pour les 10 ans du Kabaret Kino, il créé également des morceaux sur mesure destinés à des courts-métrages comme Mila pour lequel la conception sonore et la musique recevront de nombreuses distinctions lors de divers festivals.

Après un séjour créatif à Berlin et deux ans de préparation, Moses Baxter nous présentait ce 17 janvier les 12 titres de son album électronique Sound of the Real. Entièrement autoproduit, ce travail est le fruit de nombreux enregistrements capturés par l’artiste au cœur de la capitale allemande.

Rires d’enfants, souffle de ventilateur défectueux, sifflement d’avion ou encore chaos industriel, Moses Baxter a réussi le pari de créer ses propres instruments depuis des sons de vies, des sons de jour, des sons de nuit.

Pour cette première présentation au grand public, Moses Baxter ne se produit ni plus ni moins que dans la Satosphère, lieu emblématique et précurseur en matière de performance artistique à Montréal. Nous avons voulu en savoir plus sur le DJ :

Lancement de l'album Sound of the Real de Moses Baxter 
© Sebastien Levy, Carnet d'une Réunionnaise 2015, Société des arts technologiques.
D’où tires-tu ton nom d’artiste, Moses Baxter ?
Il vient d’un film de science-fiction sorti en 1990 qui s’appelle Hardware. C’était l’un des premiers films où je voyais un robot qui assassinait des êtres humains qui essayaient de se battre. Les effets spéciaux de ce film tourné dans un petit appartement en huit clos étaient géniaux! 

À l’époque, le groupe Public Image Limited faisait du pop, punk, électro, new wave, un mélange extrêmement bizarre, mais excellent! Ils avaient réalisé pour ce film le morceau The order of death. Cette musique m’a complètement allumé et inspiré pour toute la musique que j’ai écouté ensuite et celle que je compose aujourd’hui. 

Alors que je n’étais même pas encore entré au cégep, je découvrais enfin ce qu’on pouvait réellement faire avec la musique. Prendre ce nom de scène, c’était une façon de rendre hommage au personnage principal de ce film.
Comment en es-tu arrivé à devenir DJ ?
Toute ma vie, j’ai toujours adoré et voulu faire de la musique, mais jusque-là, je ne savais pas comment. J’avais eu deux-trois groupes ici et là, j’ai chanté dans quelques petites affaires mais rien de majeur.

Je ne voyais pas comment je pouvais me faire une vie avec ça, mais j’étais aussi probablement trop jeune et pas encore assez expérimenté pour être capable de me débrouiller tout seul. Alors que j’étais sur une plage lors d’une de mes retraites et que j’entendais le chant des oiseaux, je me suis rendu compte que la musique était partout autour de moi, dans tous les sons que j’entendais et je me suis dit que je ne pouvais pas ne rien en faire. 

Ayoye! Depuis ce jour-là, j’ai commencé à apprendre par moi-même comment mixer et composer. Je me suis renseigné sur les instruments virtuels mais ils m’ont ennuyé très rapidement. 

C’est donc à ce moment-là que tu as choisi de créer tes propres sons, c’est ça ?
Exactement, je suis parti sept semaines à Berlin, la mama de la musique électronique. Là-bas , j’ai laissé les sons de la ville m’inspirer et j’ai enregistré tout son qui captait mon attention. C’est à partir de ce matériel que j’ai produit mon travail. L’album est complètement axé sur des sons de la réalité que j’ai étirés, coupés, transformés pour créer mes propres instruments. 

Tous les sons que l’on entend dans ton album sont donc réels?
80 % des sons sont réels, j’ai bien sûr ajouté 20 % de base avec quelques drums pour que ça sonne bien et rythmer l’ensemble. J’adore quand ça danse, quand ça bouge et j’ai ajouté cela pour donner le kick qui manquait.

J’aime beaucoup l’idée de présenter un spectacle, mais mon but n’est pas nécessairement d’offrir quelque chose de totalement inaccessible. Je ne veux pas tomber dans le complètement planant comme peut parfois l’être l’expérimental qui intéressera seulement un public spécialisé.

Tu as déjà plusieurs créations musicales derrière toi, est-ce que créer un album était une réelle envie ou une opportunité à saisir ?
J’ai effectivement réalisé plusieurs collaborations en tant qu’artiste, mais j’avais dans l’idée de faire un album à moi un jour. J’ai participé à plein de projets comme un EP avec Darling A, mais ce n’est pas pareil. 

Quand tu travailles avec d’autres, tu es forcément amené à faire des concessions, c’est normal, mais tu as moins le temps de développer quelque chose de personnel. J’avais vraiment cette envie de créer un gros album dans lequel j’ai tout fait et tout travaillé de façon totalement égoïste

C’était une manière de développer une identité comme celle de Moses Baxter. En tant que musicien, je pense que c’est aussi comme ça qu’on se fait connaitre.

Quel effet ça te fait de te produire dans la Satosphère, une référence dans l’art de la création ?
Je me sens complètement honoré qu’ils aient accepté de me laisser me produire ici. Mais ils ne se sont pas arrêtés au fait de me trouver sérieux et d’apprécier ma musique, ils m’ont aussi donné un coup de main incroyable! J’ai été très bien couvert médiatiquement parlant pour quelqu’un qui fait son premier album surtout en musique électronique et je les remercie énormément. 

J’ai aussi été très appuyé lorsqu’on m’a proposé de me faire accompagner par les nouveaux VJs Push1stop, Sean Caruso et Fred Trétout qui ont réalisé leur première expérience au lancement de mon album dans le dôme. C’était donc aussi une superbe opportunité pour tout le monde.

Et maintenant, après Berlin, quelle sera alors la prochaine destination ?
C’est une très bonne question, mais je n’y ai pas encore réfléchi. Je vais probablement me taper le trip de me refaire une autre ville. Je ne sais pas encore laquelle, mais elle m’inspirera davantage c’est certain!

Lancement de l'album Sound of the Real de Moses Baxter 
© Sebastien Levy, Carnet d'une Réunionnaise 2015, Société des arts technologiques.
Sous ce dôme de 13 mètres de hauteur, au cœur des projections d’images et de sons, l’ambiance était parfaite! C’est dans ce genre de spot que les VJs prennent toute leur dimension. Ce sont les nouveaux artistes Push1stop, Sean Caruso et Fred Trétout qui se sont chargés de retranscrire avec talent la performance musicale du DJ. 

Les visuels sont éblouissants et la dimension extraordinairement perceptible. C’est sans conteste que leurs prestations participent à la réussite de la soirée. Les titres s’enchaînent tout en finesse, les sons se mêlent harmonieusement aux mélodies, les spectateurs deviennent acteurs du spectacle et se mettent à danser. 

Dans l’effervescence, Moses Baxter délaisse un court instant ses platines et échange ainsi quelques pas avec ceux venus l’écouter. Ce live est un bonheur à découvrir pour la foule et un extase à offrir pour l’artiste qui semblent vivre le moment intensément. Une soirée de création immersive à 360 degrés.

Entre la découverte de Moses Baxter et celle des nombreux DJs participant à l’événement Igloofest, ce début d’année 2015 promet d’être électronique!



FLORA - rédactrice Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.




HERE WE GO! Il aura fallu attendre que l’année débute pour réellement démarrer le compte à rebours, mais ça y est : IGLOOFEST 2015 ça commence ce soir et on a hâte d’y être!
Courtoisie Igloofest - Crédit : Nicolas Dupont
Pourquoi la période estivale se réserverait le monopole du plein air et de la festivité? Qu’importe que les températures actuelles oscillent entre -5°C et -20°C. 

Zippe ton manteau, fixe ta tuque fluo et enfile tes moufles : direction le Vieux-Port de Montréal paré(e) pour la délectation tant attendue de quatre week-ends électroniques! 

Crédit : Michel Legault
Oui, il existe bel et bien un endroit où danser à la lumière des étoiles et des projections stroboscopiques et multicolores est possible! 

Oui, il existe bel et bien une place où t’enivrer de sets plus affolants les uns que les autres tout en ouvrant grand la bouche vers le ciel pour t’abreuver de flocons de neige est plus qu’envisageable!

Douze soirées et une centaine d’artistes réunis à Montréal pour nous réchauffer le corps et le cœur, une scénographie époustouflante sous les structures d’acier du lieu accueillant pour l’occasion des murs de containers, village d’igloos, écrans géants, braseros et bars de glace, une ambiance festive et généreuse où le froid se laisse oublier au rythme des BPM : this-is-IGLOOFEST.

Courtoisie Igloofest - Crédit : Nicolas Dupont
Devenu un événement incontournable au Canada, c’est le célèbre DJ brésilien Gui Boratto qui ouvrira le festival cette année et débuter cette édition sur une très bonne note! 

S’en suivront ensuite jusqu’au 8 février les nombreux autres artistes invités, nouveaux talents comme internationaux, DJs et VJs aux performances sonores et visuelles les plus captivantes. House, techno, dance music, deep house, vos oreilles vont en prendre plein les yeux. 

La programmation complète et explosive du festival participe à accroître sa notoriété puisque l’Igloofest attire toujours plus d’amateurs de musiques électroniques tout en continuant à favoriser la présence d’artistes plutôt underground. 

L’année passée, l’événement a rassemblé plus de 80 000 festivaliers et se prépare à en accueillir davantage pour sa 9e édition!

Courtoisie Igloofest - Crédit : Vivian Gaumand
Encore une fois, le Style avec un grand « s » ne sera pas mis de côté sous le banal prétexte des températures négatives de l’hiver. Le concours IglooSwag Sapporo t’offre enfin l’occasion de sortir de ton placard la désormais kitschisime, mais collector combinaison de ski aux couleurs de l’arc-en-ciel dont ton père n’arrive pas à se séparer. 

Si ta mère l’a subtilement mis aux ordures, don’t worry, le thème se renouvelle chaque week-end: « Futuro fluo », « Igloozoo », « Chalet » et « Blanc comme neige »! Porte donc du soin à ta tenue car de nombreux prix sont à gagner dont un voyage dans le Sud pour deux personnes, c’est pas rien! 

Enfin, je terminerai de vous convaincre avec la capsule officielle de l’édition 2014. À ce soir!

Igloofest 2015
www.igloofest.ca | Facebook | Twitter | Instagram | #igloofest

Métros: Champs-de-Mars ou Place-d’Armes
Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal
Vendredis, samedis et dimanches du 16 janvier au 18 février 2015 | De 19 h à 00 h
TENUES TRÈS CHAUDES VIVEMENT CONSEILLÉES
Billet à partir de 20$ tout inclus


FLORA - rédactrice Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.



Les séries télévisées ont diffusé leur finale d’hiver et prennent une pause de plusieurs semaines. Si pour vous cette période sans vos séries favorites est une torture, si vous avez bien du mal à attendre patiemment le retour sur vos écrans Olivia Pope (Scandal), Jessica Day (New Girl) et Stephen Amell (Arrow), profitez des pauses pour vous remettre dans le bain d’anciennes séries. 

Je vous ai dressé une liste de cinq séries tant chéries dans le passé, qui sont intéressantes à (re)découvrir. Plus besoin d’attendre pour avoir la réponse à twist, vous pouvez les regarder d’une seule traite sans craindre la pause de milieu ou de fin de saison! 

The Newsroom, un regard cynique sur notre société d’information
The Newsroom porte un nouveau regard sur le monde du journalisme.
Créée par Aaron Sorkin et diffusée sur HBO, Newsroom nous offre un regard nouveau sur les salles de rédaction journalistiques. Habitué à présenter une actualité populaire, Wil McAvoy (Jeff Daniels), présentateur vedette de l’émission News Night se fait remarquer lors d’une conférence en affirmant que « les États-Unis ne sont pas le meilleur pays du monde »

Il décide alors de changer radicalement la ligne éditoriale de la chaîne d’information à l’aide de son équipe de journalistes tous fervents défenseurs des principes de base du journalisme. Aaron Sorkin nous fait réfléchir sur notre société de consommation et la fabrique de l’information. Les acteurs nous offrent des prestations de qualité, venant nous livrer des dialogues écrits avec intelligence et brio

Certes les épisodes durent longtemps – presque une heure chacun – mais les rebondissements et le traitement de sujets réels (la crise pétrolière de BP en 2010, l’affaire Edward Snowden) en sont d’autant plus accentués. 

The Office, pour rire un peu de sa vie au travail
The Office ne vous fera plus jamais voir la vie de bureau de la même façon.
Cette série, créée par Ricky Gervais et Stephen Merchant, diffusée par NBC est la reprise de la série éponyme britannique. Elle met en scène les aventures quotidiennes d’employés de bureau d’une société de papier en Pennsylvanie. 

La particularité de la série est sa forme de faux documentaire qui permet de filmer des tête-à-tête avec la caméra, sous la forme de confession ou des moments volés lorsque la caméra semble s’immiscer dans la vie privée des employés

On rit jusqu’aux larmes à chaque épisode : les blagues de Jim (John Krasinski) et Pam (Jena Fischer), la naïveté de Michael (Steve Carell) sont là pour notre plus grand plaisir. Cette série sera votre bouffée d’air frais de la journée et qui sait vous pourriez trouver de bonnes idées de farces pour vos collègues. 

Roswell, des histoires d’amour et de meurtres entre extraterrestres
Roswell tourne autour de la vie de trois extraterrestres qui vivent au Texas.
Jason Katims a créé pour The WB cette série il y a plus de quinze ans maintenant, mais elle reste encore une bonne série à regarder. Il décide de raconter la vie tourmentée de trois extraterrestres adolescents qui essayent de mener une vie normale à Roswell, au Texas. 

Mais les choses se compliquent très rapidement lorsque Max (Jason Behr), un des extraterrestres, sauve la vie de la jeune serveuse Liz (Shiri Appleby) qui découvre alors la vérité à son sujet. Ils vont tous devoir affronter les forces de polices locales, le FBI, mais aussi des extraterrestres hostiles, tout en se confrontant aux problèmes quotidiens d’adolescents normaux

Cette série est basée sur un script original et une idée prometteuse : mettre en scène des adolescents immiscés dans des aventures de science-fiction. Série phare des années 1990, Roswell est une série drôle, émouvante et qui ne s’attache pas trop aux dialogues cucu auxquels nous ont habitués les shows de cette époque.

Gilmore Girls, une relation mère-fille remplie d’humour 
Gilmore Girls, une série drôle et attachante
Le scénario initial de la série est simple : Lorelai Gilmore possède une relation complice et privilégiée avec sa fille Rori qu’elle a eue à 16 ans, mais une relation difficile et distante avec ses parents aisés, Emily  et Richard

Elles vivent toutes deux à Stars Hollow une ville loufoque remplie de personnages hauts en couleur. La réalisatrice Amy Sherman-Palladino nous livre avec Gilmore Girls une série parfaite, pleine d’humour et de réflexions autour de thèmes comme la famille, l’ambition, l’éducation et le travail. 

Amy Sherman-Palladino a une plume très particulière : les dialogues, rapides, sont remplis de références à la culture populaire. On rit des remarques de Lorelai (Lauren Graham) sur sa mère, Emily (Kelly Bishop) qu’elle compare parfois à Staline ou PolPot. On s’attendrit de ces relations familiales qui peinent à s’améliorer, non sans effort de la part de chacun des personnages.

The OC/Newport Beach, la série qui vous ramènera à vos années lycée
The OC/Newport Beach, la série dans laquelle plusieurs stars du petit écran ont débuté!

Créée par Josh Schwartz, The OC est une série narrant l’histoire de Ryan Atwood, (Benjamin McKenzie) élevé dans les quartiers défavorisés, Chino. Celui-ci n’a pas eu des débuts faciles dans la vie : une mère toxicomane, un père en prison et un frère délinquant. Lorsqu’il se fait arrêté pour complicité de vol, son avocat Sandy Cohen tente de l’aider en le prenant sous son aide

Ryan débarque alors à Newport Beach, une ville huppée où il tente de s’intégrer. On se plaignait de nos années au secondaire, de notre acnée et on enviait la bande de « populaires », eh bien avec cette série on se dit que finalement on n’a rien à leur envier. 

Drogue, divorces, troubles de l’alimentation, appauvrissement, ces jeunes Californiens tentent de se trouver, malgré les drames et les peines de cœur. 

Alors pourquoi regarder cette série ? Tout d’abord, c’est un grand classique des années 2000, ensuite pour l’histoire d’amour entre Seth Cohen (Adam Brody) et Summer Roberts (Rachel Bilson) – c’est la première fois que les nerds sont devenus des tombeurs –, et finalement parce que vous pourrez voir des stars d’aujourd’hui dans leurs premiers rôles.


LAURINE BENJEBRIA - rédactrice : Laurine a quitté la France pour suivre son rêve : être journaliste. Passionnée par la littérature, les séries télévisées, le cinéma et les spectacles d'humour, elle partagera  ses passions et ses découvertes sur la scène montréalaise sur le blogue.


Cette année, l'entreprise québécoise Première Moisson a convié une trentaine de blogueurs et blogueuses de Montréal pour le temps des fêtes. Carnet d’une Réunionnaise était de la partie.

Reçu très chaleureusement à l’entrée de la grande boutique de la rue Masson, j’ai tout de suite été invité à enfiler un tablier et à me placer parmi mes collègues du « savoir-vivre virtuel » le long d’une immense table où nous attendait une pâte à pain toute fraîche et déjà parsemée de pépites de chocolat, un petit pot d’eau et de la farine.  

Le sympathique Chef Raphaël ne manquait pas d’humour pour nous expliquer comment pétrir la pâte afin de mouler un petit pain. Quant à l’allégresse de notre hôtesse, Josée, la vice-présidente du réseau détail, elle était si communicative que l’excitation est montée très vite. On s’est tous mis à la tâche. 

L’ambiance était studieuse et même un peu compétitive. Bien évidemment, j’ai changé d’avis trois fois! En premier, je voulais faire une généreuse fleur de lys, mais entre l’image qu’on a dans la tête et celle qu’on est en train de réaliser avec une pâte, il y a tout un monde!


J’ai finalement opté pour un petit singe-smiley avant de me rendre compte que tout le monde avait sculpté un petit ourson de Noël, qui était en fait la figure imposée. Trop tard, on ramassait déjà nos « œuvres d’art » pour les enfourner. Tant pis, après tout, l’idée est de participer. Loin d’être déçu, j’ai suivi l’attroupement quittant l’atelier aménagé pour m’avancer vers le centre du magasin où un festin nous attendait!

Courtoisie - Première Moisson
Des couleurs vives de partout, une équipe de maquilleuses prêtes à transformer n’importe lequel d’entre nous en masque vénitien vivant, des coupelles de chocolat et de biscuits généreux répartis de-ci de-là, le tout sous la musique d’un jazz-band talentueux, le JC Neault Manouche et toute l’équipe de Première Moisson nous présentant le menu dégustation en partageant sa bonne humeur.

Créée au début des années 90, cette entreprise est devenue une chaîne avec plus d’une vingtaine de franchises sur Montréal (et un à Ottawa). À partir du moment où la marque est devenue populaire, on aurait pu penser que la fabrication d’usine aurait primé sur la main d’œuvre artisanale. Eh bien non! Marketing ou pas, il y a toujours une vraie approche de créativité dans les recettes et les saveurs.

Courtoisie - Première Moisson
Nous avons goûté les créations saisonnières. Vérine de foie gras au chutney de figues et gelée au cidre de glace du Domaine Lafrance - de la région des Laurentides - sur pain aux figues, raffiné et parfaite union des goûts; feuilleté forestier au fromage Le 1608 de Charlevoix, pâte feuilletée, épinards et champignons frais des bois, un goût rustique et gourmand que j’ai apprécié plus d’une fois. Le feuilleté de cerf aux morceaux de porc mariné au vin avec des pommes de terre et le feuilleté à l’oie et aux champignons sauvages étaient absolument délicieux.

Nous avons aussi eu le plaisir de savourer le Trio de chocolat de la gamme Alternative, spécialement réalisé sans gluten, un biscuit choco-amandes sans farine, une crème de chocolat au lait, une ganache de chocolat noir et mousse au chocolat blanc. Pause délectable et rêveuse, avant d’être rappelé à la réalité par l’euphorie annonçant la cuisson des pains que nous avions confectionnés.

Autant dire que posé au milieu des dizaines de mignons petits oursons de Noël, mon smiley ressemblait davantage à un nouveau copain de cellule de la prison d’Alcatraz qu’à un sympathique petit singe. Cela n’a pas empêché les concurrents (au moment des votes) d’y voir un gentil petit vieux, un jeune homme et même un Père Noël. Après tout, E.T. (l’extra-terrestre) était laid, mais adorable!

Crédit photo : Richard des Lys
Les gagnants du plus bel ourson sont repartis comblés d’un magnifique panier et autres cadeaux généreux. Un autre plaisir parmi beaucoup de plaisirs pour un lieu, une entreprise, une marque et une boulangerie qui se sont révélés authentiques et audacieux. La joie non dissimulée sur mon visage en disait long sur les futures escapades gourmandes que j’irai faire cet hiver chez Première Moisson!
Première Moisson

RICHARD DES LYS - rédacteur Installé à Montréal depuis trois ans, Richard est un autodidacte atypique grand consommateur d'arts populaires. Photographe, rédacteur, acteur, chanteur et réalisateur, il ne s'éparpille pas mais est multi-passionné.