#CARNETREUNIONNAISE

J’ai eu la chance d’assister à la première du One Manu Show, le spectacle de l’acteur – et désormais humoriste – Emmanuel Bilodeau. Devant une salle comble du Monument national, l’acteur québécois réalise un rêve : monter sur scène pour faire rire, de lui mais aussi de nous. Pari réussi !


Je voudrais vraiment insister sur l’écriture de ce spectacle. On y découvre un texte juste, rythmé avec des vannes bien écrites, un ton enjoué et joueur : Emmanuel Bilodeau se moque tant de la FTQ et Justin Trudeau que de son père et de ses enfants. 

Tout ce petit monde est finement décortiqué et moqué, toujours de façon juste et vraie. Et si les pics contre certains politiciens et/ou hommes d’affaires s’immiscent dans le texte de l’humoriste, on assiste d’abord et avant tout à un spectacle d’autodérision.



Je dois toutefois vous avouer que j’ai trouvé la première partie hésitante, laissant transparaître la timidité et le stress d’Emmanuel Bilodeau. Mais l’humoriste est revenu de l’entracte en pleine forme, nous offrant une deuxième partie beaucoup plus rythmée et enjouée

Cette deuxième partie m’a fait rire jusqu’au bout, et j’étais bien loin d’être la seule à me tordre de rire devant les mimiques d’Emmanuel Bilodeau. La preuve en est que l’humoriste a remporté une standing ovation de cinq minutes, laissant transparaître son émotion et ses larmes aux yeux.

Finalement, la chute du spectacle ne m’a pas déçue puisqu’elle nous laisse sur un message plein d’espoir : terminées les vannes sur Cosco et sur sa famille de douze enfants, Emmanuel Bilodeau s’empare de son histoire pour la confronter à l’histoire du Québec, « une région au sein d’un pays de dix enfants/régions et qui est la seule à ne pas être désirée ». Je n’ose vous en révéler davantage car je vous souhaite d’assister à sa tournée : on rit, on réfléchit, bref on passe une bonne soirée. 

(45.40$ – 53.40$)
Supplémentaires à Montréal
6 et 7 Février 2015, au Théâtre Saint Denis



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LAURINE BENJEBRIA - RÉDACTRICE
Laurine a quitté la France pour suivre son rêve : être journaliste. Passionnée par la littérature, les séries télévisées, le cinéma et les spectacles d'humour, elle partagera  ses passions et ses découvertes sur la scène montréalaise sur le blogue. Ses billets | Son LinkedIn

L'opéra de Montréal a ouvert en grande pompe sa saison 35e saison avec une prestation grandiose de Nabucco de Verdi samedi dernier. 


Nous sommes en Babylonie, où la guerre fait rage. Le roi de Babylone, Nabucco veut se venger des Hébreux qui ont pris en otage sa fille Fenena. Abigaille, son autre fille est vile et assoiffée de pouvoir. Son père, préférant sa soeur cadette à cette dernière, ne souhaite pas lui laisser le trône...

Crédit photo : Yves Renaud
C'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai découvert cette pièce de Verdi mise en musique d'une main de maître par Francesco Maria Colombo. Les tableaux sont somptueux, colorés et nous font voyager dans cette époque lointaine et mythique. Il s'agit ici d'un jeu d'amour, de religion et de pouvoir, d'une tragédie à la Antigone parfaitement orchestrée et nous laissant découvrir un univers ancien et légendaire. 

L'opéra est mené par un trio de choc parmi lequel se trouve un Nabucco belliqueux et imposant interprété par Paolo Gavanelli, le célèbre baryton italien connu pour son répertoire comptant plus de cinquante rôles mythiques. À ses côtés, se tient Tatiana Melnychenko, soprano, jouant une Abigaille assoiffée de vengeance et prête à tout pour monter sur le trône, ainsi que Margaret Mezzacapra, mezzo-soprano interprétant Fenena, la seconde fille de Nabucco.

Crédit photo : Yves Renaud
L'opéra met aussi l'emphase sur  l'image d'un peuple italien désireux de protéger sa terre et sa culture. J'ai adoré les envolées lyriques sur Va, pensiero, sull'ali dorate qui n'était plus seulement qu'une des compositions de Verdi, mais aussi un véritable hymne patriotique.

Crédit photo : Yves Renaud
Les artistes de l'Opéra de Montréal m'ont transporté ailleurs pendant 2 h 40 de spectacle. Je suis encore impressionnée par toute la puissance qui émanait de la scène et de l'orchestre. Toujours autant charismatique au milieu d'une cinquantaine de chanteurs, Nabucco a été reçu avec les ovations du public lors du salut final. 

Que vous soyez novices ou un grands amateurs d'opéras, vous aimerez cette oeuvre majestueuse. D'ailleurs, l'Homme, qui m'accompagnait, m'a dit qu'il "ne pouvait pas rêver mieux pour un premier opéra"! On parie que Lambert Wilson, qui était assis à quelques sièges de nous, à sans doute lui aussi beaucoup apprécier cette production spectaculaire.

J'ai déjà hâte d'assister au Barbier de Séville en novembre prochain!


NABUCCO de Verdi à l'opéra de Montréal
23, 25 et 27 septembre 2014
Salle : Wilfried- Pelletier, Place des Arts

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RÉDACTRICE
Aurore est une jeune Réunionnaise installée à Montréal depuis un an. Accro au thé et Ukulélé girl, elle aime partager ses coups de cœur, découvrir de nouveaux restaurants branchés et écrire des critiques ciné.

Clique ici ou ici pour t'immerger dans l'ambiance de la soirée.

Afin de célébrer l’automne et comme pour réconforter nos papilles avant le début de l’hiver, L’Assommoir lance, sous l’influence culinaire de son nouveau chef exécutif Frank Chesseron, le nouveau menu de ses restaurants. Carnet d’une Réunionnaise profite de l’occasion pour découvrir la nouvelle ardoise subtilement intitulée QUÉBEC, JE TE SOUTIENS.

Fier partisan de la promotion des produits locaux, L’Assommoir s’est inspiré de la devise provinciale Québec, "je me souviens" pour élaborer cinq nouveaux plats que nous avons eus la chance de découvrir. Installé dans le fond de la salle, le DJ nous ambiance dès notre arrivée (playlist en ci-dessus).

La soirée s'annonce chill à l'Assommoir. Crédit photo : Sébastien Lévy.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, L'Assommoir.

La clientèle ne semble pas pressée de décoller de son siège : des couples se dessinent aux tables les plus intimistes tandis que les banquettes reçoivent des groupes d’amis en pleine effervescence. Installés sur le bar, nous commandons un daiquiri poire (par gourmandise) et un verre de vin blanc sous les conseils du barman.

QUÉBEC, JE TE SOUTIENS, la nouvelle ardoise signée Frank Chesseron

La nouvelle ardoise QUÉBEC, JE TE SOUTIENS est composée de 4 plats et 1 dessert. Nous commençons par deux assiettes bien garnies! Du brochet poché du Lac Saint-Pierre accompagné d’une julienne maraîchère et une salade de pieuvre grillée aux gourganes et lardons

Aventurière mais pas téméraire... Le sermon parental «Tu ne peux pas dire que tu n’aimes pas avant d’avoir goûté» résonant dans ma tête, je me suis quand même lancée et j’ai donc mangé de la pieuvre. Mais, j’ai mangé CETTE pieuvre parce que c’était tout simplement délicieux. Le subtil mélange sucré-salé apporté par une vinaigrette aux framboises offre une excellente surprise et la fraîcheur du plat est appréciable.

Pieuvre grillée aux gourganes et aux lardons. Crédit photo : Sébastien Lévy.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, L'Assommoir.
Brochet poché du Lac Saint-Pierre accompagné d’une julienne maraîchère. Crédit photo : Sébastien Lévy.
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, L'Assommoir.
Suite à cette découverte des produits de la mer, place au T-Bone de veau de Mauricie grillé et au poulet de Cornouailles du Québec au cidre de Jodoin. Les assiettes sont encore une fois bien généreuses.

Le veau est excellent et la cuisson, bien qu’elle ne nous ait pas été demandée, est adéquate à la dégustation. Mention + + pour la purée de courge musquée qui accompagne la viande et pour la pomme caramélisée McIntosh qui vient avec la volaille.

Nous sommes repus, mais pour les besoins de cette investigation gourmande, nous commandons le dessert de l’ardoise soit un gâteau des anges surmonté d’une poire Williams pochée au vin rouge accompagnée de chantilly à l’érable et caramel. Aux couleurs de l’automne, l’ensemble est très bien ficelé et la fraîcheur du fruit termine bien le repas.

Gâteau des anges surmonté d’une poire Williams pochée au vin rouge accompagnée de chantilly à l’érable et caramel
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, L'Assommoir.

Au final, on a très bien mangé grâce aux associations de saveurs nouvelles et surprenantes! Différents les uns des autres, je suis convaincue que ces plats sauront plaire à tous les palais. Petit bémol : le service plutôt lent a laissé notre faim s’envoler entre l’entrée et le plat de résistance, ce qui tend à devenir un problème au cours d’un repas.

Un vernissage explosif à deux pas de là

À moins de 20 mètres de L’Assommoir, nous découvrons le travail de Mathieu St-Onge. À la fois peintre, humoriste et comédien, il expose son premier vernissage solo à la Galerie 203. Jusqu’au 24 septembre, vous pourrez découvrir ses œuvres abstraites et décalées dont certaines sont inspirées des derniers buzz internet. Présent ce soir-là, Mathieu St-Onge répond aux visiteurs curieux et proposera même dans la soirée une performance de peinture live.

Le travail de Mathieu Saint-Onge à la galerie 203. Crédit photo : Flora Bidaud
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, L'Assommoir.
Vernissage de la première exposition de l'exposition Mathieu Saint-Onge. Crédit photo : Flora Bidaud
© 2014, Carnet d'une Réunionnaise à Montréal, L'Assommoir.
Un avant-goût du nouveau menu 

Il semble que les saveurs et les textures s’en donneront à cœur joie dans cette nouvelle carte dont vous pouvez d’ores et déjà vous délecter. Les bars à poutine et à mini-burger rassureront les gourmands aux goûts plus classiques tandis que les plus curieux auront à faire face au dilemme du choix. 

Pour moi, ce sera ballottine de prosciutto, figue et caramel de porto au rayon des tapas, tartare thon pamplemousse et avocat en entrée et un risotto aux abricots et mousse d’oseille comme plat principal. À vous maintenant d’aller faire votre choix!

211, Notre-Dame Ouest, Montréal H2Y 1T4
ou 112, Bernard Ouest Montréal H2Y 2K1

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FLORA - RÉDACTRICE
Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veux tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.



Photos : John Hall

Hier soir, nous célébrions le mariage de Léonce et Léna au Théâtre Maisonneuve. Tout était parfait dans ce spectacle qui ouvre la saison 2014-2015 des Grands Ballets Canadiens de Montréal et qui sera joué jusqu’au 27 septembre. L’histoire, le décor, la mise en scène, les chorégraphies… j’ai envie de tout vous dévoiler sur ce ballet chorégraphié par Christian Spuck, le directeur du Ballet de Zürich. 
« Comédie & Ironie, Sens & Non-sens, Politique & Passion, Réalité & Fantasme, Désir & Devoir, Danse & Théâtre, Léonce & Léna » - Les Grands Ballets Canadiens de Montréal. 
Léonce, prince du royaume de Popo et Léna, princesse du royaume de Pipi, subissent des pressions hiérarchiques pour se marier. Les deux protagonistes s’ennuient dans leurs royaumes respectifs jusqu’au jour où ils se croisent aux alentours d’une auberge


Au bout de ses pointes, il y a de vrais bouts-en-train. Danseurs, acteurs, comiques, la confusion des genres artistiques n'étaient pas un problème pour eux. À aucun moment je n'ai décroché mes yeux de la scène

Si quelqu'un m'avait observé pendant le ballet, il m'aurait pris pour une folle à sourire bêtement pendant près d'une heure. Je ne m’attendais franchement pas à quelque chose d’aussi joyeux, drôle (la dame derrière nous rigolait à gorge déployée) et « actuel »

À la sortie du spectacle, la foule avait l’air heureuse. Mon amie et moi entonnions joyeusement les airs que nous venions d’entendre. Les deux actes sont passés en un éclair et je regrettais presque que la ballet ne dure pas une heure et demie de plus.

Émilie Durville et Vanesa GR Montoya - Photos : John Hall
En tant que novice dans le domaine, j’ai  probablement l’esprit trop calqué sur l’opéra. Je m’attendais à ce que les danseurs se meuvent sur la musique du même compositeur toute la soirée alors que les compositions de Delibes, Strauss, Zimmermann, Schnittke et Porter se sont succédées sans la moindre anicroche.

Chers parents, à mi-chemin entre le théâtre de marionnettes et la commedia dell'art, ce ballet plaira aussi à vous enfants. Ils riront aussi forts que vous lors de ce ballet qui dure 1 h 40 avec entracte. C’est certain! 

Longue vie à Léonce et Léna et bravo à toute cette belle équipe pour les costumes, le maquillage, la danse et la musique.

À partir de 52 $ le billet

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RÉDACTRICE EN CHEF
Mathilde est branchée culture, mode et lifestyle, intéressée par la question de la diversité, accro aux réseaux sociaux et à l’affût des activités gratuites, elle aime découvrir Montréal à travers ses yeux de Réunionnaise expatriée.


Parmi 98.000 photographies professionnelles provenant de 130 pays différents, 150 ont été sélectionnés et primés dans diverses catégories lors de la désormais célèbre compétition World Press Photo. Cette année encore, la fondation propose l’exposition de ces meilleurs clichés jusqu'au 28 septembre 2014 au Marché Bonsecours à Montréal. 

On est mercredi. Il est 19 h. Les portes entrouvertes du marché Bonsecours laissent apparaitre quelques âmes qui déambulent dans la salle d’exposition. Avec hâte, je m’acquitte de mon droit d’entrée pour tomber aussitôt nez-à-nez avec un premier cliché. 

John Stanmeyer, États-Unis, VII pour National Geographic, World Press Photo de l’Année 2013 
Pris au cœur de la nuit, celui-ci représente des hommes levant leur téléphone portable en direction de la lune. Je décide de mettre au point une méthode : observer la photographie et y scruter les détails pour en deviner le sens, puis confirmer mon interprétation en lisant les informations apportées par le photographe

Première claque. Sans vouloir vous donner l’explication exacte de cette image et ainsi gâcher votre surprise, sachez seulement que ma première interprétation rendait malheureusement bien plus compte de la course à la popularité adulée par notre société matérialisme plutôt que de la détresse humaine que retranscrit ce cliché. 

De l'actualité de nouveau à la Une

Entre autres, on y « admire » une explosion de roquette en Syrie, l'attaque du centre commercial Westgate au Kenya ou encore, les dégâts du typhon Tolosa aux Philippines. Les photographies témoignent des nombreux évènements qui ont fait la une des médias du monde entier, avant d’être rapidement oubliés aux profits de nouveaux scandales encore plus spectaculaires ou plus « divertissants ».

Taslima Akhter, Bangladesh, 3e Prix Spots d'information Photos isolées 
Qui se soucie encore de l’effondrement de l’usine textile du Rana Plaza au Bangladesh, par exemple? La majorité de l’opinion publique a oublié que cette course aux profits financiers au détriment des conditions de vies a fait 127 morts et plus de 2 500 blessés. Certaines entreprises ont contribué à un fond d‘indemnisation des victimes et puis le débat fût clos. Le but de cette exposition est de les remettre sur la table. 

Une exposition tantôt esthétique, tantôt dénonciatrice 

Mon voyage suit son cours, j’apprends, je me souviens, je découvre. Certaines images purement esthétiques détonnent du reste de l’exposition mais permettent de ponctuer la visite de moments de légèreté comme la retranscription de vies d’enfants dans la campagne américaine. Les images sont belles et la plupart sont puissantes mais d’un point de vue pratique, l’éclairage n’est pas valorisant et les reflets empêchent parfois le visiteur de saisir tout l’impact d’un cliché. 

À l’étage, je découvre avec plaisir l’exposition « Regards » d’OXFAM-QUEBEC. L’organisation présente son travail en Haïti ainsi que le reportage photographique de William Daniels sur les résultats d’une mission de soutien menée au Bénin. 

Franck Abouta, coiffeur pour hommes, dans son salon à Cotonou, Benin. William Daniels/Oxfam Québec
Ce témoignage, fraichement édité puisque réalisé en août 2014, offre au visiteur une nouvelle piste de réflexion sur les conditions de vies de ces jeunes en territoire défavorisé qui réussissent à monter un commerce pour espérer cesser de survivre et commencer à vivre. Des milliers de kilomètres séparent nos vies et pourtant leurs sourires me transmettent leur joie de vivre

Et puis, je suis dérangée. À seulement quelques pas de cet espace dédié au combat contre la pauvreté et à l’amélioration des conductions de vies, des centaines de photos de clubbeurs exposées par NIGHTLIFE.CA prônent la festivité nocturne et l’étalement de richesse qui y est associés.

S’en est presque indécent. Bien qu’adepte de cette référence urbaine, la présence de ces deux organismes sur le même niveau, sans transition aucune, me gêne. Selon moi, cette démonstration de popularité n’a pas lieu d’être ici.

Il est 20 h 30, la salle est pleine. Depuis le balcon du premier étage, j’observe tous ces gens qui ont eu la même idée que moi ce soir. J’aime cette idée d’avoir été quelque part en symbiose avec eux. En les observant, j’en vois qui s’interrogent, d’autres qui s’étonnent et d’autres encore qui débattent. 

Chacun ressortira de l’événement World Press Photo 2014 avec le net souvenir de certains clichés et c’est tout de le but de la démarche : faire perdurer l’information par l’exposition de photographies de la réalité du monde prise sur le vif. 

jusqu’au 28 septembre 2014 
Tous les jours de 19 h à 22 h et nocturnes les jeudi, 
vendredi et samedi jusqu’à minuit 
Marché Bonsecours, 325, Rue de la Commune Est 
12$ - 10$ pour les étudiants de moins de 25 ans
Gratuit pour les moins de 12 ans

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FLORA - RÉDACTRICE
Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veux tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.