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11 avr. 2014

MA TV À SHOW : ARROW

Je pourrais vous parler de House of Cards, excellente série politique filmée comme un opéra tragique par les grands David Fincher et Joel Schumacher,qui relève de l'hymne au cynisme et à la manipulation perverse portés par l’exemplaire Kevin Spacey, l’impeccable Robin Wright ainsi que Kate Mara, Corey Stoll et tous les autres partenaires, parfaits loups assoiffés de sang dans la danse macabre du pouvoir.


Je pourrais vous parler de Game of Thrones, LA série aussi populaire que les matchs de football sur les télévisions du monde entier, dont les acteurs excellents dans leur rôle de barbares chasseurs de sang et de pouvoir pourraient faire passer une chanson de Britney Spears pour un texte de Shakespeare.

Mais j’ai choisi de vous parler d’un héros de DC Comic, Green Arrow, rebaptisé par Arrow pour le petit écran. Cette série, qui combine tous les ingrédients des séries d'ados comme les Gossip Girls et autres Beverly Hills, à l'héroïsme des super-héros de films tirés des comics tel que Superman, Spiderman et surtout Batman, est sans conteste l’une des bonnes surprises de 2013-2014.


Oliver Queen est un simple humain doté d’une force décuplée par la rage et la souffrance d’avoir survécu sur une île pendant 5 ans, après avoir fait naufrage (les flashbacks sur l’île prennent parfois des airs de « Lost » pour notre plus grand plaisir). Il revient dans la ville où il a grandi, chargé d’un lourd secret et porté par une mission apocalyptique. Il faut pourtant dépasser tous ces attraits scénaristiques et commerciaux pour comprendre l’attachement qu’on y porte dès les premiers épisodes.

Certainement sous-estimé, Stephen Amell est un acteur accompli. Il est totalement crédible en riche héritier, transformé en héros fiévreux de colère et de justice. Si son entrainement sportif constant est (très) impressionnant et que son physique vaut à lui seul tous calendriers masculins qu’on s’arrache en début d’année, son jeu est aussi subtil que bon lorsqu’on compare le jeune homme gâté et apeuré d’avant la transformation au justicier dantesque.


Le traumatisme d’une enfance et d’une vie bâties sur des mensonges l’a rendu introverti et solitaire. C’est pourtant dans ses silences que se dévoilent le mieux son amour pour la jolie Katie Cassidy (Laurel), son besoin d’amis et de partenaires de guerre en David Ramsey (John Diggle) et la pétillante Emily Bett Rickards (Felicity).

Profondément lié à sa famille, proche de sa sœur et de sa mère (la vibrante Susanna Thompson), Oliver souffre constamment de son double jeu, sans jamais abandonné son but de « purifier » la ville de toute la corruption qui l’a envahie, payant ainsi la dette de son père défunt et rétablissant par la même les lettres de noblesses de sa famille.

Bien sûr, les ennemis sont les clichés de toutes les histoires d’aventures, des milliardaires aux mains sales dignes des James Bond, des militaires fous mais aussi des proches qui se dévoilent sous leur masque petit à petit.

La première saison passe comme tous les bubble-tea, les café-moka, les smoothies et autres cocktails colorés de fin d’après midi qui nous font oublié nos contraintes de la journée pour nous donner toute l’énergie d’une bonne soirée. En somme, Green Arrow, est bien l’archer vengeur, vêtu de vert. Une couleur pleine d’espoir pour de futurs bons moments de télévision.

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CHRONIQUEUR
Installé à Montréal depuis 2 ans, Richard est un autodidacte atypique grand consommateur d'arts populaires. Photographe, rédacteur, acteur, chanteur et réalisateur, il ne s'éparpille pas mais est multi-passionné.
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