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27 nov. 2014

Futur Intérieur, une pièce des plus énigmatiques

Mardi 25 novembre, je suis allée assister à la première médiatique de la pièce Futur Intérieur : de Sutton aux confins de la galaxie, mis en scène par Olivier Ducas et Francis Monty. 

Dès les premiers instants de la représentation théâtrale, les trois acolytes Robert, Robert et Robert, nous transportent dans un autre monde, celui de l’hyperespace

Les costumes des trois personnages (un boxer bleu, un marcel blanc, une combinaison rouge et un bonnet) ne sont pas sans rappeler le fameux film de Wes Anderson, La Vie aquatique (The Life with Steve Zissou). 

Et d’ailleurs, le texte est traversé de références cinématographiques, littéraires et musicales. Une voix de femme intervient à certains moments, une voix ressemblant terriblement à celle de Siri ; un thermos de café fait office de fusée (sous les bruitages de Robert, Robert et Robert). 

Devant un décor unique et postmodernisme, c’est avec humour que les trois Robert racontent leurs aventures d’astronautes, et jouent des instruments de musique, tout ça sous le regard ébahi et amusé d’un public plutôt réactif

Car même si je n’ai pas compris toutes les blagues, n’étant pas habituée au théâtre d’objets, j’ai pu apprécier l’ambiance générale grâce aux autres spectateurs qui riaient à côté de moi.

Mais, je suis sortie troublée du théâtre. En effet, je tiens à insister sur le rythme lent des dialogues et la durée de la représentation. La pièce dure 1 h 55, sans entracte. Vous me direz « ce n’est pas si pire », oui c’est vrai, mais il faut dire que la représentation commence tard (21 h 30 ou 22 h 30) et que la cadence lente des phrases ne vient pas aider. 

En outre, la cohérence de l’histoire n’est pas vraiment perceptible. Un spectateur qui n'aurait pas lu le résumé de la pièce avant d'y aller serait complètement perdu et n'arriverait pas à comprendre le déroulement des péripéties. 

Même l’humour et le jeu des acteurs ne sont plus suffisants : on finit par lutter pour comprendre l’histoire. L’idée de la pièce est intéressante, le jeu des acteurs est bon, là n’est pas le problème. Peut-être qu’un entracte, la suppression du dernier acte ou une cadence plus rapide des dialogues auraient pu améliorer mon expérience.

Futur intérieur : De Sutton aux confins de la galaxie
Texte de Olivier Ducas, Mathieu Gosselin et Francis Monty
Mise en scène : Olivier Ducas et Francis Monty
Interprétation : Etienne Blanchette, Mathieu Gosselin et Alexandre Leroux
Du 25 novembre au 13 décembre, Théâtre Aux Ecuries

LAURINE BENJEBRIA - RÉDACTRICE
Laurine a quitté la France pour suivre son rêve : être journaliste. Passionnée par la littérature, les séries télévisées, le cinéma et les spectacles d'humour, elle partagera  ses passions et ses découvertes sur la scène montréalaise sur le blogue.

14 h 00 / by / 0 Comments

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