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7 mai 2015

Nos bedons sont contents aux Premiers Vendredis du mois

Vendredi dernier s’est déroulé le premier des "Premiers Vendredis du mois" de 2015. Près de 40 camions-restaurants se sont réunis au Parc olympique dans le seul et unique but de combler l’appétit de ses aficionados de cuisine de rue.

Lancé depuis mai 2012 à Montréal, cet événement est à l’initiative de l'Association des restaurateurs de rue du Québec qui s’est donné comme combat de rendre ses lettres de noblesse à la cuisine de rue. Le pari semble réussi puisque l’événement a rassemblé pas moins de 90 000 visiteurs lors de l’édition 2014.

Vendredi a sonné, c'est l'heure du food-truck

Vendredi 1er mai 2015, il est aux alentours de 18 h. C’est devenu plus léger à Montréal. Les actifs ont terminé de se presser dans le métro avec l’arrivée de la fin de semaine. On quitte la rame en se laissant emporter par le flux de ceux qui vont eux aussi honorer de leur présence le premier événement estival. Une odeur enivrante s’en vient chatouiller nos narines la porte de sortie de la station à peine franchie

Crédit : Sebastien Levy

Une fragrance fumée émane des nombreux food-trucks que nous apercevons déjà en remontant le boulevard Pie IX. Impossible de détecter avec précision ce que ça peut être mais, pour sûr, ça a bien un goût d’été longuement attendu. On se laisse guider par ce fumet appétissant jusqu’à arriver au niveau de l’esplanade : revêtus des couleurs de leur cuisine, un nombre difficilement calculable à l’oeil nu de food-trucks se déploie face à nous.

Depuis l’entrée du site, on a déjà un bel aperçu de la diversité culinaire à laquelle on va devoir faire face. Un rapide tour d’horizon remet en question notre défi personnel : tous les essayer.

Petit flash-back culturel

Même si leur popularité actuelle tend à le faire oublier, les food-trucks étaient interdits à Montréal depuis 1947. On leur reprochait entre autres d’avoir une hygiène douteuse, d’être responsables de congestions automobiles car ils étaient mal stationnés ou encore de laisser la chaussée pleine de détritus après leur passage.

Tout ceci a conduit à une prohibition totale de ce type de restauration dont le désir d’annulation a souvent été exprimé en s’appuyant sur bon nombre d’exemples de villes en Amérique du Nord comme New York, San Francisco ou Los Angeles. Il aura fallu la mise en place et l’étude de projets pilotes pour que la cuisine de rue soit de retour dans les rues montréalaises.

Ne jamais fuir le dilemme

« C’est pas tout mais qu’est-ce qu’on mange? » En réalité, la réponse n’est pas aisée. Il faudra méthodiquement faire le tour de l’esplanade pour découvrir près de 40 camions avant de faire un choix.

Plutôt burgers au porc effiloché, Fish & Chips ou dumplings? Parce que vous pourriez aussi vous laisser tenter par des pogos fait-maison, des hot-dogs ou des samossas végétariens, un smoked meat, un manchon de canards ou des lobster rolls et j’en passe!

Crédit : Sebastien Levy
Cette grande variété se décline aussi bien sûr dans sa version sucrée alors il faudra faire des concessions. Enfin voilà, le choix sera forcément difficile. Je ne peux pas croire que quelqu’un puisse se décider en moins de 10 minutes sans avoir le besoin de goûter à tous ces mets à portée de main.

D’autant plus qu’il faudra compter avec le temps de line-up, passage obligé devant un bon food-truck au même titre que d‘attendre qu’une table se libère dans ta place à brunch préférée.

Redorer le blason coûte que coûte

De nouveau autorisés après 65 longues années d’absence, les food-trucks se battent conjointement avec la ville de Montréal pour renvoyer la meilleure image possible de leur activité et faire oublier la raison de leur mise sur la touche.

Répondant à des critères stricts d’hygiène et d’emplacement, les menus sont travaillés, authentiques et de qualité. Désormais loin de l’étiquette de malbouffe que certains ont longtemps voulu lui coller, certains restaurants de Montréal possèdent même leur propre camion comme « Au pied de cochon », « L’Assomoir » ou « Ô deux soeurs ».

Un rassemblement populaire à la gloire de la bouffe

L’esplanade financière Sun Life du Stade olympique est vraiment un lieu stratégique pour la tenue de cet événement car, malgré la présence de tous ces camions, l’espace a vraiment été pensé pour offrir des aires de restauration des plus confortables.

Crédit : Sebastien Levy
L’ambiance est fournie par toute cette agitation autour des food-trucks, attractions à part entière, et une scène qui accueillera à chaque date son lot d’artistes. Pour ce premier rendez-vous, les organisateurs ont bien fait de juger nécessaire la présence d’un écran géant pour offrir la rediffusion de la (triste) game de hockey aux supporters des Habs. La soirée n’en fut que plus intense.

Les Premiers Vendredis c’est en réalité un pique-nique géant où on n’a même pas besoin d’emmener sa bouffe. Sa convivialité en fait un événement incontournable et perpétré d’année en année. Marquez la date dans vos agendas et une fois votre choix fait (et la mission du line-up remplie), il ne vous restera plus qu’à lever les bras au ciel en direction du commis pour recevoir votre précieuse récompense culinaire. Un conseil : osez être fantaisiste!

Tous les premiers vendredis de chaque mois jusqu’à octobre :
5 juin, 3 juillet, 7 août, 4 septembre et 2 octobre 2015
Esplanade financière Sun Life du Stade olympique (métro Pie IX)
Entrée gratuite, nourriture payante

Pour consulter la liste des camions qui circuleront dans Montréal et que vous pourrez retrouver au Parc Olympique cette année, c’est ici

FLORA - rédactrice Tombée en amour du melting pot Montréalais, Flora veut tout voir, tout faire, tout vivre! Adoptant un style proche du gonzo journalisme, elle met des mots sur les émotions pour vous faire partager les expériences qui l’ont fait vibrer.
12 h 35 / by / 0 Comments

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